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Les Programmes peuvent-ils améliorer les conditions de travail ?

par Mélanie PELTIER


Améliorer les conditions de travail des professeur·es, c’est améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. Les programmes disciplinaires doivent être un point d’appui pour revendiquer une EPS de qualité pour les professeur·es comme pour les élèves.

Pour le SNEP-FSU, l’EPS doit proposer une diversité d’APSA couvrant les 8 groupes d’activités définis dans les programmes de 1996. Et pour garantir des conditions d’études qui permettent de mettre tous·tes les élèves en activité, il est nécessaire de rénover et/ou de construire nombre d’équipements sportifs.

Le regroupement des Activités physiques sportives et artistiques (APSA) en champs d’apprentissage a mis en difficulté nombre d’équipes EPS. Comment justifier la nécessité d’avoir accès à des piscines alors que faire de l’athlétisme permet de répondre aux attendus programmatiques, ces 2 APSA étant regroupées dans le même champ ? Pas besoin de tables de tennis de table ou d’un dojo puisqu’on a un terrain de foot à proximité, puisque ces APSA sont également dans le même champ !

Des gymnases bien équipés (avec des tracés au sol, à proximité des établissements) favorisent par ailleurs la motivation et l’engagement des élèves et leur permettent d’avoir un temps d’apprentissage plus important, gage de plus de réussite pour tous·tes. De plus, des gymnases et des piscines qui garantissent conforts acoustique et thermique, pour les élèves comme pour les professeur·es, permettront à chacun·e d’être plus réceptif·ve et disponible.

Enfin, rien n’est recommandé dans les nouveaux programmes pour ce qui concerne les effectifs. La sécurité des élèves et la responsabilité des enseignant·es sont pourtant à questionner dans des APSA telles que l’escalade, la course d’orientation ou la natation. Les effectifs importants dans les classes réduisent de plus mathématiquement le temps de remédiation que l’enseignant·e consacre à chacun·e. Cette problématique s’accentue encore avec l’accueil d’un nombre toujours plus important d’élèves en situation de handicap. Le SNEP-FSU dénonce la politique d’inclusion des derniers gouvernements, imposée sans moyens matériels et humains suffisants pour les équipes pédagogiques et qui entraîne de la souffrance pour les élèves comme pour les professeur·es.

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