Soirée de l’EPS n°5 / Saison 6 : Toutes sportives !

Jeudi 28 mai / 18h30-20h

L’égalité devient progressivement un principe de base dans tous les domaines de la société.  Si l’on peut considérer que du chemin a été parcouru dans le droit d’accès et la massification de la pratique sportive, un plafond de verre demeure, semblant laisser persister une forme de normalité dans les inégalités entre les filles et les garçons, mais aussi entre les classes sociales. Une grande partie de la population, hommes et femmes, n’ont pas accès à la pratique sportive, avec une double peine pour les filles issues des milieux populaires.

Chez les 12-17 ans, 77 % des garçons pratiquent un sport en dehors des cours d’EPS, contre seulement 60 % des filles.1 Selon le Crédoc, 87 % des cadres supérieurs ont pratiqué au moins un sport dans l’année, contre seulement 57 % des ouvriers. Ces deux inégalités se cumulent : dans les familles dont le revenu mensuel est inférieur à 1 830 €, seulement 45 % des filles font du sport, contre 74 % dans les foyers aux revenus les plus élevés.

L’EPS, discipline obligatoire pour tous et toutes, fait-elle bouger les lignes ? Quels progrès peut-on encore faire ? Faisons le point, en présence de chercheurs et de praticiens, sur la réalité de notre discipline. « Toutes sportives ! » Et si ce slogan pouvait devenir une réalité ? Quelles politiques publiques, quelles politiques scolaires et quelles stratégies pédagogiques pour y parvenir ?

  1. La pratique sportive des jeunes dépend avant tout de leur milieu socioculturel – Lara Muller https://books.openedition.org/insep/2165 []
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