Augmentation des droits d’inscription pour les étudiant·es extracommunautaires, c’est non !

Par Pascal ANGER

Depuis 2019, avec le plan mal nommé « Bienvenue en France », les frais d’inscription des étudiant·es étranger·es hors Union européenne (UE) ont été multipliés par 15. Les organisations syndicales dont le SNEP-FSU, la communauté universitaire se sont opposées à ces augmentations et une grande majorité des universités utilisaient les exonérations prévues pour ne pas faire payer le prix fort.

En avril 2026, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR) a décidé de mettre fin à la possibilité d’exonération et de porter les droits d’inscription à 2 900 € (licence) et 3 900 € (master).

Cette mesure produira l’effet inverse de l’objectif officiel « d’attractivité » et va impacter négativement de nombreux masters, doctorats et recherches. Elle est discriminatoire, aux forts relents xénophobes de préférence nationale, contraire aux valeurs humanistes et émancipatrices du service public de l’ESR.

Par ailleurs, ces frais différenciés préparent la hausse généralisée des frais d’inscription pour tous les étudiant·es : il s’agit d’élargir la brèche dans le principe constitutionnel de l’Éducation gratuite (ou presque), et de pallier l’insuffisance du financement par l’État.

Mobilisons-nous pour empêcher cette mesure.

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