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Rénovation des équipements sportifs : l’inaction a un coût

Par Patrick MATTHIEU

L’enseignement de l’EPS et le sport scolaire dépendent directement des installations sportives disponibles et de leur qualité. Or le constat révèle un parc insuffisant, vétuste, avec une moyenne de règlementation thermique de 1988 et inégalement répartie sur le territoire.

Les grands volumes à chauffer pèsent sur les budgets des collectivités, premières financeuses du sport, et constituent l’essentiel de l’empreinte carbone de notre discipline. Ne pas rénover les gymnases a un coût. Faute de moyens, on baisse le chauffage des gymnases et ferme les piscines. Ce sont les élèves et les enseignant·es qui payent le prix de la hausse de l’énergie et du dérèglement climatique.

Pourtant, la rénovation lourde d’un équipement sportif permet une économie d’énergie de 60 %. Le décret tertiaire (2019) impose d’ailleurs une baisse de 40 % des consommations d’énergie dès 2030 et 60 % à l’horizon 2050.

De son coté, l’État fait le choix de réduire les crédits du Fonds vert, destiné à accélérer la transition écologique, passant de 2,5 milliards d’euros en 2023 à 837 millions en 2026, et répond par des mesures inadaptées comme le plan « 5 000 équipements ». L’inaction a un coût.

L’ANDES chiffre entre 60 et 80 milliards d’euros la remise à niveau des équipements. Mais chaque année de retard alourdit les factures énergétiques, aggrave la dégradation du bâti et accroît le coût du dérèglement climatique.

Le SNEP-FSU réclame un plan d’urgence de construction-rénovation à haute performance environnementale, financé à 50 % par l’État.

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