Jeudi 3 décembre 2026
La connaissance des techniques des APSA devrait être au cœur des choix des enseignant·es d’EPS. Elle occupe pourtant une place de moins en moins importante dans les maquettes de formation et dans les préoccupations des professionnel·les…
Le retour de la technologie des APSA au cœur des concours invite à reposer la question. Elle touche à la définition même de l’EPS. Si, comme le défend le SNEP-FSU, l’EPS est l’étude pratique des APSA, alors la technologie des APSA guide à la fois le choix des savoirs enseignés, des situations d’apprentissage et des régulations. Certain·es contestent cette approche, estimant qu’elle ne prend pas suffisamment en compte l’élève et son activité. Mais n’est-ce pas justement la connaissance des APSA qui permet de lire ce que font réellement les élèves et de les faire progresser ?
En quoi et comment la connaissance approfondie des APSA permet-elle à l’enseignant·e de transformer durablement la motricité des élèves ?
À partir d’un sujet de concours, nous croiserons plusieurs regards. Des enseignant·es montreront, à partir d’exemples concrets, comment leurs connaissances des APSA ont fondé le choix des situations qu’ils·elles proposent et ont permis des transformations durables chez leurs élèves. Nous interrogerons enfin les conditions de cette durabilité : comment construire des acquisitions qui résistent au temps, d’un cycle à l’autre, tout au long de la scolarité et au-delà.





