Par Cyril VERLINGUE, Responsable du groupe Écologie FSU
Malgré la trajectoire connue et documentée du changement climatique, le ministère de l’Éducation nationale recule sur le bâti scolaire et la protection face aux canicules.
En pleine rentrée scolaire, le média Politico a révélé que le « plan d’urgence » de 50 millions d’euros pour le bâti scolaire, annoncé en juillet, a été amputé de 40 millions. Cette coupe dans un investissement déjà largement insuffisant traduit un véritable abandon du gouvernement, qui refuse d’engager un plan massif de financement avec les collectivités. Selon plusieurs rapports, rénover et adapter le bâti scolaire aux canicules nécessiterait un investissement de l’ordre de 5 milliards d’euros par an pendant dix ans, soit l’équivalent de 2 % des aides aux grandes entreprises pour la seule année 2023.
Un plan canicule insuffisant
Face à ce recul budgétaire, le ministère ne brille pas plus sur le volet de la prévention. La mise à jour du « plan de gestion des vagues de chaleur », récemment présentée en F3SCT ministérielle, relève davantage d’une formalisation administrative de l’existant, à savoir la désorganisation, l’improvisation et le renvoi au local. La FSU n’accepte pas que les services publics essentiels ne tiennent, en définitive, que par l’engagement des agent·es qui pallient les carences et l’absence de moyens déployés par l’État.
Se mobiliser collectivement
La FSU demande que le plan canicule intègre un cadrage national réglementaire destiné à protéger l’ensemble des personnels et des élèves. Des mesures d’adaptation de poste et d’adaptations horaires doivent être appliquées en fonction des niveaux de vigilance de Météo France. Pour nous, il est aussi essentiel que la situation des DROM soit prise en compte, notamment sur le lien entre les températures élevées et les taux d’humidité. L’État doit remplir son devoir de protection immédiate des personnels et des usager·ères du service public. Il est temps de prendre des décisions à la hauteur des enjeux.





