Par Émilie JANKOWIAK, Lucile GRÈS
Les organisations syndicales ont exprimé unanimement leur rejet du projet de décret sur les autorisations spéciales d’absence (ASA), présenté à deux reprises en réunions plénières du Conseil Commun de la Fonction Publique les 8 et 29 avril.
Pourquoi ce « NON »?
Parce que ce texte remet en cause des droits existants, piétine le dialogue social et écarte des propositions convergentes des OS visant à mieux protéger les agent·es face à des situations de vie essentielles : deuil, garde d’enfant, handicap, PMA, adoption ou grossesse.
Malgré quelques ajustements obtenus sous la pression syndicale, notamment de la FSU, le gouvernement persiste dans une logique de recul des droits et de passage en force.
En matière d’égalité entre les femmes et les hommes, ce projet risque d’aggraver les inégalités, comme l’ont déjà fait d’autres mesures telles que le jour de carence ou la baisse de rémunération de 10 % en cas d’arrêt maladie. Désormais, certaines autorisations d’absences seraient soumises aux « nécessités de service », ouvrant la voie à des décisions arbitraires au niveau local, notamment pour des événements tels que grossesse, enfant malade, mariage ou PACS.
C’est pourtant l’inverse qu’il faudrait faire.
Le SNEP-FSU rappelle l’urgence de consolider l’existant et d’aller au-delà en créant de nouveaux droits (congé hormonal, santé), en conciliant mieux vie professionnelle et vie personnelle, en luttant contre les violences sexistes et sexuelles et en garantissant l’égalité salariale. Dans ces domaines beaucoup d’intentions, peu d’actions.
Réduire les droits tout en prétendant les défendre : une entourloupe de plus de ce gouvernement !





