Paradoxe inacceptable : selon le ministre, développer le sport scolaire c’est baisser la subvention à l’UNSS de 8 %

Le SNEP-FSU est scandalisé de l’annonce d’une diminution de 8% de la subvention du ministère de l’Éducation Nationale à l’UNSS (1ère fédération sportive chez les jeunes de moins de 18 ans et 2nde fédération féminine).

Alors que de nombreux rapports ont fait état de la baisse de la condition physique chez les jeunes (études de la Depp sur les tests de condition physique) du fait d’un manque de pratiques sportives et artistiques, le ministère fait le choix de baisser la subvention de l’UNSS de 300 000 euros.

Alors même qu’en 2024-2025, elle a battu son record avec 1 194 124 licencié·es soit près de 24 % des élèves scolarisé·es dans le 2nd degré. Elle a organisé 38 159 rencontres du niveau district aux championnats de France. Elle a formé et certifié 192 196 élèves comme jeunes officiel·les : arbitres, juges, secouristes, reporter·rices, organisateur·rices, dirigeant·es. Elle a participé activement à la politique d’inclusion des élèves en situation de handicap avec son programme « sport partagé » en proposant 1 473 rencontres où les équipes sont composées d’élèves valides et d’élèves porteur·euses de handicap. L’UNSS est un exemple de réussite concernant la pratique sportive des jeunes, et le ministère devrait plutôt choisir d’y investir.

Par ailleurs, la subvention ministérielle n’a pas bougé depuis 2018 (3,8 millions d’euros) alors même que l’inflation et les coûts des transports pour se rendre sur les compétitions ont explosé. Malgré ces difficultés, tous les acteurs et actrices ont œuvré et ont réussi à préserver son attractivité.

Cette baisse du soutien ministériel à l’UNSS est en contradiction avec tous les discours ministériels car le sport scolaire du second degré est pour beaucoup d’élèves et en particulier les élèves les plus défavorisé·es le seul moyen d’accès à une pratique physique, sportive et artistique volontaire. C’est un réel outil de lutte contre les inégalités qu’elles soient sociales, de genre ou territoriales.

D’autres choix sont possibles ! L’accès aux pratiques sportives et artistiques émancipatrices devrait être une priorité ministérielle au regard des enjeux de santé publique et de lutte contre la sédentarité.

PARTAGER
IMPRIMER

Nos lecteurs aiment aussi...

Urgence pour les étudiant·es STAPS

Nous SNEP-FSU, SNESUP-FSU et l’ANESTAPS, demandons un plan d’urgence pour l’ouverture du master 2E à l’ensemble des non lauréat·es du CAPEPS sur l’ensemble du territoire.