Mayotte : Toujours en lutte pour l’éducation !

Par Alain DE CARLO

Suite au passage de Chido et Dikeledi, l’activité syndicale reste indispensable.

Nous aurions pu penser que suite aux événements, l’État aurait organisé et engagé les grands moyens : eh bien non !

Il a fallu plusieurs interventions de la FSU au ministère pour que le recteur daigne organiser une rencontre avec les syndicats sur place. L’intersyndicale (IS) a déposé un préavis de grève reconductible à partir du 13 janvier pour exiger des conditions de reprise organisées et sécurisées pour les élèves et les agent·es.

Lors de la venue de la ministre E. Borne le 30 janvier, plus de 1 000 enseignant·es ont manifesté à Mamoudzou pour accentuer le rapport de force. La ministre s’est engagée sur plusieurs revendications portées par l’IS :

  • les rapports des commissions de sécurité seront affichés devant les établissements scolaires (à la vue des familles et personnels),
  • les contractuel·les pourront cotiser à l’IRCANTEC (ce n’était pas le cas auparavant !),
  • l’aide Chido (2 000 euros) sera étendue à tous les agent·es et simplifiée. Elle reste cependant soumise à certaines conditions.
  • Suite aux annonces, la grève a été suspendue. Mais la FSU reste attentive aux mises en œuvre concrètes.

Des négociations se poursuivent, notamment sur la question du logement des agent·es. Certains logements sont inhabitables et c’est un prérequis pour pouvoir reprendre. 

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« Le retour le plus rapide possible en classe des élèves est un objectif prioritaire. Mais la FSU n’acceptera pas que, dans un but de communication, on mette en danger les élèves et les personnels. La FSU se bat pour que Chido donne l’occasion, non pas de revenir à l’état précédent, mais de construire selon les normes environnementales du XXIème siècle. »

Henri Nouri, secrétaire académique du SNES-FSU Mayotte.

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