par Sébastien BEORCHIA
Le nombre de vagues de chaleur s’accélère depuis les années 2000, elles sont plus précoces et plus tardives.
Malgré l’accélération objective de ce phénomène climatique, le ministre de l’Éducation nationale a été incapable d’anticiper le premier épisode caniculaire de mai et publiait à la hâte « le plan de gestion de vagues de chaleur ». Ce document ne répond pas aux enjeux majeurs, il relève d’une logique d’adaptation des agent·es à un travail dégradé, via des mesures correctives, pour permettre une continuité pédagogique formelle et renvoie la prise de décision au niveau de l’établissement.
Le SNEP-FSU et la FSU demandent un cadre national adapté au niveau de vigilance qui permette l’application de mesures globales, seules à même de protéger l’ensemble de la profession et les élèves face aux situations d’urgences climatiques. Cette exigence est en cohérence avec le décret du 27 mai 2025 relatif à l’obligation de l’employeur·euse de mettre en œuvre des mesures de protection appropriées en référence à la détermination des seuils de vigilance canicule. En choisissant de renvoyer la décision à l’échelon local, aux collectivités, E. Geffray évacue ce qui relève de sa responsabilité.
Si la problématique d’un bâti scolaire vieillissant et inadapté aux changements climatiques semble s’imposer à notre ministère, les installations sportives sont totalement ignorées de cette réflexion. Pourtant le bilan de l’enquête Gymnase Score est sans appel. Et l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), souligne que la chaleur constitue un risque professionnel au-delà de 30° pour une activité de bureau et de 28° pour une activité physique. Il est incontournable de mettre en œuvre un plan d’urgence d’adaptation des installations sportives existantes et de développer la construction d’installations qui participent au processus de transition écologique.
Le SNEP-FSU est porteur d’une double exigence, celle de la protection des personnels indissociable du nécessaire développement d’une EPS ambitieuse pour toutes et tous. La mobilisation de la profession pour la rénovation, l’adaptation et le développement des installations sportives en conseil d’administration et le signalement dans les registres santé et sécurité dès les premières vagues de chaleur sera déterminante.





