Par Gwénaëlle NATTER
Il y a quelques jours, le ministère chargé des sports présentait le bilan de Signal-Sports, la cellule nationale de traitement des violences dans le sport.
En 2025, 872 signalements ont entraîné l’ouverture d’une enquête administrative et 1,4 million de contrôles de l’honorabilité des bénévoles ont été réalisés, permettant d’écarter 981 personnes des fonctions d’encadrant. Pour la ministre J&S (Marina Ferrari), ces chiffres – en forte augmentation – sont certes alarmants, mais ils montrent que la parole se libère, que le dispositif fonctionne et que les lignes bougent.
Qui sont les personnels mobilisés sur cette mission ? En raison du manque d’inspecteur·rices J&S dans la plupart des services (SDJES), ce sont souvent les professeur.es de sport ! En choisissant des études STAPS ou la filière de formation J&S, quel·le collègue aurait pu imaginer qu’il/elle serait amené·e à contrôler le casier judiciaire d’intervenant·es dans le sport (bénévoles comme salariés), mener des enquêtes administratives, auditionner des victimes de violences présumées et des mis en cause ? Le tout sans formation spécifique (faute de crédits permettant aux personnels J&S de se former depuis leur arrivée à l’Education Nationale) et sans accompagnement psychologique…
Pour le SNEP-FSU, la lutte contre les violences dans le sport doit être une priorité et les personnels J&S peuvent tou·tes contribuer à cette politique publique, mais chacun·e à sa place et dans le respect des statuts.





