Déclaration liminaire FSU au CSA MJS du 15/04/26

decla js

Nous nous retrouvons à nouveau aujourd’hui, 2 semaines après le dernier CSA MJS. Si l’actualité J&S n’a pas été intense ces 15 derniers jours, le contexte politique et social a, lui, fortement évolué.

Flambée des prix de l’énergie

La guerre au Moyen-Orient, en plus des conséquences tragiques sur les populations qui la subissent, a produit une augmentation brutale et massive des prix des énergies, profitable aux multinationales qui les fournissent mais entrainant une hausse du coût de la vie que le gouvernement laisse filer.

Les prix de l’énergie augmentent alors même que les traitements indiciaires des agent·es public·ques ont perdu près d’un quart de leur valeur en euros constants en 25 ans … Dans ce contexte, les fonctionnaires vont devoir mettre encore la main à la poche pour aller travailler au service de l’intérêt général ! La FSU attend des mesures fortes de maîtrise des prix, dont ceux de l’énergie, pour préserver les conditions de vie des personnels et de l’ensemble des salarié·es. Les moyens des services publics, nécessaires amortisseurs des crises, doivent être renforcés. Les personnels doivent être mieux reconnu·es ; la FSU demande à nouveau d’engager sans tarder une négociation sur la revalorisation des carrières et des rémunérations. A Jeunesse &Sports, le problème est d’autant plus fragrant pour les PTP JS dont les ratios d’accès à la hors classe ne permettent plus de promouvoir autant de collègues qu’auparavant (engagement de la DGRH non tenu !) et dont les carrières ont décroché de celles des enseignant.es de l’Education nationale (EX : conditions d’accès à la classe exceptionnelle, RDV de carrière, …).

C’est dans ce contexte que le gouvernement a lancé, lundi 13 avril, un cycle de discussions avec les syndicats et les employeurs publics sur les carrières et les rémunérations dans la fonction publique. Malheureusement, la FSU, avec l’ensemble des organisations syndicales, a dû claquer la porte du groupe de travail, le ministre de l’Action et des comptes publics David AMIEL ayant ouvert la réunion en annonçant que des mesures immédiates étaient exclues et sans rien proposer d’autre que des discussions destinées à préparer l’après-présidentielle. C’est inadmissible ! La FSU exige que de véritables négociations soient programmées et conduisent à des décisions dès 2026.

Premier Mai

Vendredi dernier, les députés macronistes, les républicains (LR) et ceux du Rassemblement National (RN) ont organisé un coup de force inacceptable contre le monde du travail. Afin de faire passer leur loi sur le 1er mai sans examen des 170 amendements déposés, ils ont voté une motion de rejet, espérant ainsi que la loi serait adoptée dès la semaine prochaine sans avoir été débattue par l’Assemblée ! Ce passage en force est inacceptable. Rappelons que le 1er mai n’est pas un jour comme les autres. C’est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé dans notre pays, un symbole historique des luttes des travailleurs et des travailleuses.

Face à ce déni de démocratie sociale et la démocratie politique, les organisations syndicales (dont la FSU) se sont aussitôt mobilisées, poussant le gouvernement à reculer et pas convoquer la Commission Mixte Paritaire. Il s’agit d’une première étape avant le retrait, qu’il reste à obtenir. Les mobilisations doivent donc se poursuivre.

La FSU appelle d’ailleurs à faire du 1er mai une grande journée de mobilisation pour la paix, pour les droits des travailleur.euses et pour leurs salaires.

Dialogue social J&S

Les élections professionnelles sont à nouveau à l’ordre de notre CSA MJS, avec l’examen du projet d’arrêté relatif aux modalités d’organisation du vote électronique (pour avis), ainsi que la circulaire relative à l’organisation des élections (pour information). Nous en profitons pour dénoncer, une nouvelle fois, le refus de créer des instances de dialogue social de proximité spécifiques au périmètre J&S, maintenant l’organisation mise en place suite aux élections de 2022, qui a pourtant démontré son incapacité à prendre en compte et traiter efficacement les problématiques rencontrées par les personnels des SDJES et des DRAJES (y compris les CTS). Or, toutes les entraves à l’exercice de nos métiers (que nous ne cessons de dénoncer ici) ont des conséquences sur les associations, les collectivités et les particuliers que nous accompagnons au quotidien, au plus près du terrain. Comment développer la qualité éducative des activités péri et extra scolaires, garantir la sécurité des usager·es (notamment les mineur·es), réduire les inégalités d’accès aux pratiques, ou accompagner nos sportif·ves vers le plus haut niveau, si nous ne sommes pas en mesure de réaliser nos missions ? Vous le savez, c’est essentiellement dans les instances de dialogue social de proximité que les problèmes se résolvent. En restant invisibilisé·es, car noyé·es parmi tous les agent·es de l’Education Nationale, les personnels J&S vont rester face à leurs difficultés… c’est exaspérant !

A la FSU, nous ne nous résignons pas. Le projet de société que nous défendons*, notamment en faveur de nos jeunesses (cf. appel du SNEP-FSU), mérite que nous restions mobilisé·es. Nos collègues aussi ! Mais vous ne nous facilitez pas la tâche.

*La FSU défend les valeurs de démocratie, de laïcité dans tous leurs aspects et toutes leurs dimensions, de justice, d’égalité, de solidarité.

PARTAGER
IMPRIMER

Nos lecteurs aiment aussi...

J&S : émanciper la Jeunesse

Les personnels J&S sont chargés de mettre en œuvre des politiques sportives, d’éducation populaire et de soutien à la vie associative, qui peuvent être de puissants leviers d’émancipation de nos jeunes