(Peut servir de support à une intervention) A amender, modifier, travailler en inter-syndicale, préciser en fonction des contextes locaux…
Nous invitons les personnels à se réunir en AG ou Heure mensuelle d’information syndicale (HMIS) dès la prérentrée pour faire un premier bilan de rentrée et échanger sur les perspectives de mobilisations.
La section syndicale de la FSU du clg, lycée, LP, université… souhaite une bonne et heureuse rentrée scolaire à tous les personnels. Nous mettons cette année scolaire sous le signe de l’offensive et du changement pour l’École Publique et les Services Publics !
L’École Publique est le ciment de notre République, lieu de l’émancipation, de la réflexion, de la formation du citoyen et de la citoyenne de demain. Dans un monde où les défis climatiques, scientifiques, sociaux sont immenses, nous devons construire l’avenir. Dans un monde où de nombreux conflits se règlent par les armes, nous misons sur l’éducation. « L’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde » disait N. Mandela.
Après 10 ans de politiques néolibérales et de casse des Services Publics, notre école publique est mal en point et ne tient que grâce à l’investissement de ses personnels, comme de nombreux SP en France. Nous l’avons vu en période de canicule, ou durant les incendies de cet été : les SP manquent de moyens matériels et humains. Concernant l’école, depuis 2022, la France est à la triste 1ere place du nombre moyen d’élèves par classe en Europe au regard des suppressions massives de postes décidées par les gouvernements successifs. Le bilan de l’évolution du nombre de postes d’enseignant·es dans le second degré public depuis 2017 est clair. Selon le ministère, l’évolution du nombre d’élèves a été de – 5 700 pour…. 5 702 suppressions d’emplois d’enseignant·es, soit une suppression d’emploi par élève de moins. Le détail de ces suppressions montre aussi la précarisation des métiers : 15 000 emplois de titulaires supprimés et 9 370 emplois de contractuel·les créés (repères et références statistiques, DEPP). Concernant les salaires, les fonctionnaires ont subi un déclassement salarial de 17.6 % depuis 2020 (très rapide en très peu de temps). Des conditions de travail qui expliquent sans aucun doute le manque d’attractivité de nos métiers.
Des choix politiques s’imposent, notamment lors de cette année d’élections présidentielles et législatives, pour rénover et renforcer notre Ecole.
Il faut d’urgence :
- Une École publique avec un bâti scolaire adapté aux fortes chaleurs et au froid hivernal, demander aux personnels de venir avec leur ventilateur n’est plus possible !
- Une École publique qui compte suffisamment de personnels : enseignant·es, AED, administratif·ves, médico-sociaux, AESH
- Une École qui sécurise l’ensemble de ses personnels en leur accordant le statut de fonctionnaire, notamment aux AESH
- Une École Publique où les personnels soient payé·es décemment grâce à une revalorisation et à l’indexation de la valeur du point d’indice sur les prix. Depuis 2020 l’inflation a été de plus de 18 % quand la valeur du point n’a augmenté que de 5 % !
- Une École Publique avec moins de 20 élèves par classe pour assurer la réussite de tous·tes et une inclusion dans de bonnes conditions.
- Une École qui arrête de fonctionner avec des injonctions managériales qui font perdre le sens de nos métiers, et qui prenne en compte l’avis des personnels en s’appuyant sur leur professionnalité. A la rentrée 2027, la question des téléphones portables, qui est un problème réel, est encore une illustration de décisions ministérielles imposées sans aucune concertation. Le ministère laisse les personnels se débrouiller au local sans moyens et développe une communication démagogique.
- Une École où la recherche de moyens ne soit plus un frein pour mettre en place des projets, où les budgets ne soient pas sans cesse « rabotés », comme par exemple la baisse de 300 000 euros prévue par le ministère pour l’UNSS en 2026 !
- Une École Publique qui investit pour sécuriser ses systèmes informatiques et les données de ses élèves et personnels.
- Une École qui ne cherche pas l’employabilité au sein d’un système capitaliste qui exploite l’humain et la planète, mais qui au contraire vise l’émancipation et l’accès aux savoirs pour toutes et tous.
Cette École est possible, Il y a de l’argent pour la mettre en œuvre quand :
- 12 milliards d’euros d’argent public vont tous les ans vers l’École privée sous contrat. L’argent public doit aller à l’École Publique
- 211 milliards d’euros d’argent public sont donnés tous les ans aux grandes entreprises sans contrepartie et sans contrôle
- La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit le doublement du budget de la défense avec 413 milliards sur 6 ans
- Les 500 familles les plus riches de France détiennent plus de 1 200 milliards d’euros, soit une multiplication par 7 en 20 ans !
Pour investir dans l’École et les Services Publics, il faut des choix économiques pour l’intérêt général : répartir les richesses et ne pas laisser s’enrichir indument les ultras riches : la justice fiscale est plus que jamais à l’ordre du jour. C’est l’impôt qui finance les Services Publics.
Il est largement possible d’avoir une École démocratique, ambitieuse, émancipatrice dans la 7eme puissance économique du monde. En 1944, le Conseil National de la Résistance a construit un programme qui a permis, dans une France ruinée et détruite, de construire la santé solidaire avec la sécurité sociale, le statut de la Fonction Publique et des grands Services Publics, l’électrification du pays grâce à la nationalisation de secteurs déterminants (EDF/GDF/SNCF….)…
Le projet que porte la FSU est celui d’une École publique et laïque indispensable pour notre République.
L’année qui s’ouvre nous offre des temps forts pour peser, affirmer haut et fort les transformations indispensables. Saisissons toutes ces opportunités pour faire entendre et advenir nos revendications :
- Mobilisations dès septembre pour aller vers une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants
- Grève intersyndicale du mardi 29 septembre pour les salaires, l’emploi et les Services Publics, mais aussi le samedi 26 septembre pour le climat et la justice sociale afin de peser sur un budget 2027 en préparation.
- Du 3 au 10 décembre, les élections professionnelles seront un moment indispensable pour tous·tes les fonctionnaires pour affirmer leur attachement aux Services Publics
- En 2027, Les élections présidentielles et législatives doivent nous appeler à peser pour que nos revendications soient dans les programmes des décideur·ses de demain.
Même dans un contexte difficile, les mobilisations ont pesé ces dernières années, avec par exemple l’abandon de l’obligation des groupes de niveaux voulus par G. Attal, le retour en arrière sur les « uniformes à l’école » qui n’ont été qu’un écran de fumée pour ne pas traiter les vraies problématiques du Service Public d’Éducation ou encore le recul du ministère dans la voie professionnelle sur le parcours en Y avec le retour des examens au mois de juin. Il faut continuer d’agir.
Dès cette rentrée, pour améliorer l’École et les droits de ses personnels, nous vous invitons à vous syndiquer, et à agir syndicalement dans l’établissement ! Nous sommes le nombre, nous sommes l’École, nous sommes le Service Public et nous avons la force collective pour tout changer !
Bonne rentrée à toutes et tous.





