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Le Mag #7 – Octobre 2026

Sortir du déni

Depuis maintenant plus de 50 ans le GIEC, les chercheurs, alertent sur le réchauffement climatique et les dérèglements que cela entraine. Mais rien n’y a fait, la situation n’a fait que se dégrader faute de mesures contraignantes et d’investissement dans les services publics. Partout les mêmes constats : phénomènes climatiques dévastateurs répétés et amplifiés dans des zones jusque-là épargnées, aggravation dans des zones déjà soumises à de fortes contraintes climatiques.

En France, au mois de juin l’école a été suspendue faute d’un bâti scolaire adapté, et le mois d’août aura été le plus chaud jamais enregistré sur terre. Les feux qui ont ravagé la région de Bordeaux s’inscrivent dans un processus engagé depuis longtemps, et reflètent le manque d’investissement de la part des gouvernements successifs, le manque de courage politique pour ralentir le réchauffement climatique. Les épisodes de chaleur qui ont touché toute l’Europe du Nord ont des conséquences désastreuses sur la faune, la flore mais aussi sur les humains, dont les travailleur·euses.

Sur les 30 dernières années, les 1% les plus riches ont été responsables d’autant d’émissions de C0₂ que 5 milliards de personnes, soit 66 % de la population la plus pauvre du monde, pourtant ce sont majoritairement les pays en voie de développement qui subissent les conséquences les plus graves comme on a pu le voir avec la crue de boue au Népal.

Les annonces budgétaires 2027 ne laissent présager aucun changement de paradigme sur cette question. Suite aux épisodes caniculaires du mois de juin, le gouvernement avait décidé d’un plan d’investissement pour le bâti scolaire de 50 millions d’euros (dérisoire face aux besoins) qu’il a finalement réduit de 80%, pourtant nous savons que toute suspension des cours et des apprentissages ne fait que renforcer les inégalités.

Le gouvernement ne fait ni le choix des services publics, ni le choix de la préservation de la population. Il est temps pour lui de réfléchir à long terme avec des engagements autres comme celui des services publics (énergie, transports…), l’augmentation de la taxation des entreprises les plus polluantes, la taxation des plus riches qui portent une large responsabilité dans cette crise climatique. La question des services publics, de leur conception sera une bataille essentielle dans l’année qui vient, à remettre au cœur des programmes des candidat·es aux présidentielle et législatives.

coralie.benech@snepfsu.net

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