En EPS, le gouvernement crée la « non-attractivité » du métier !
Le SNEP-FSU alerte depuis des mois à tous les niveaux institutionnels et ministériels sur le contexte de déficit de la quasi-totalité des universités. Celui-ci a un impact direct sur l’offre de formation et la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale, d’autant qu’elle n’a pas été anticipée.
Les ministères (MEN et MESR) ont communiqué vendredi 30 janvier dernier : dix académies à travers leurs INSPÉ ont donc décidé de ne pas accueillir les non-lauréat·es du CAPEPS L3 dans leur master Éducation et Enseignement (2E) à la rentrée 2026, dont Créteil, Lille, Lyon, Rennes, Paris, Nantes… En STAPS, plus de 1 800 jeunes non-lauréat·es se retrouveront sans proposition de poursuite d’études (dont re-préparation aux concours) à l’université, filière majoritaire à la sortie d’une licence STAPS. En effet, pour ces étudiant·es, les chances d’avoir le concours sont très faibles avec 475 places ouvertes également aux inscrit·es en master 1 et 2 du MEEF EPS pour plus de 5 000 candidat·es.
Ajoutons que dans les autres académies (2/3) qui accueilleront dans leurs INSPÉ des non-lauréat·es, leurs capacités d’accueil seront aussi limitées, excluant de fait de nombreux·ses étudiant·es de l’académie… Les universités (UFR), avec leur situation budgétaire exsangue, essaient à ce jour de bricoler des formations (DU payant) pour garder quelques recalé·es du concours.
À travers cet exemple des STAPS, se dessinent ici un peu plus les inégalités sociales et territoriales d’accès et de poursuite d’études dans l’enseignement supérieur. Les non-lauréat·es vont devoir se tourner vers des formations spécifiques non diplômantes, en DU public dans le meilleur des cas ou dans des officines privées. Nous alertons depuis longtemps sur le danger de cette réforme qui ouvre un marché important aux organismes privés qui ne demandaient que cela !
Face aux déficits budgétaires créés par l’État pour les universités qui n’ont donc plus les moyens d’assurer leurs missions, la responsabilité de rétablir ces missions incombe au ministre de l’Enseignement supérieur.
Un collectif budgétaire doit être débloqué en urgence pour que les non-lauréat·es, souhaitant devenir enseignant·es, soient accueilli·es en master 2E.
Communiqué de Presse SNEP-FSU, le 17 février 2026





