Par Coralie BÉNECH
La proposition de loi attaquant le caractère chômé du 1er mai avait été présentée et adoptée par le sénat en 2025
Cette PPL devenue obsessionnelle pour un certain nombre de membres de la majorité gouvernementale a été présentée dans le cadre d’une niche parlementaire. Grâce à la mobilisation syndicale et celle des partis de gauche, la Commission Mixte parlementaire, pour laquelle la majorité gouvernementale avait manœuvré, n’a pas été convoquée et le 1er mai est resté chômé pour cette année. Cependant, le gouvernement a bien l’intention de mener à terme son projet et Lecornu avait d’ores et déjà demandé aux inspecteur·rices du travail de ne pas verbaliser. Tous les discours de bon sens visant à dire que les citoyen·nes ont le droit de choisir de travailler permet une inversion des responsabilités. L’expérience vécue sur le travail du dimanche révèle que celles/ceux qui travaillent sont soumis.es à un lien de subordination avec leur patron, que le travail du dimanche figure dans les contrats de travail, que la banalisation du travail cette journée-là balaye les majorations. Les travailleur·ses ont surtout besoin de pouvoir vivre dignement. La question du pouvoir d’achat ne sera pas réglée par la suppression du caractère chômé du 1er mai mais par des mesures salariales.
Le 1er mai est une histoire de luttes et de conquis social, revenir sur son caractère chômé est une nouvelle atteinte au droit du travail. La mobilisation collective a permis un premier recul, maintenons-là pour que cette PPL soit abandonnée.





