L’effervescence retrouvée des salles des profs à la rentrée a donné le coup d’envoi d’une année cruciale pour la défense des droits, des salaires, des conditions de travail, la démocratie sociale et politique et la lutte contre toutes les formes d’inégalités et de discriminations.
La note de la Depp1 sur les salaires des enseignant·es est unanimement vécue comme une provocation par l’ensemble de la profession. Alors qu’il faut 17 ans en début de carrière pour gagner 400 euros de plus ou que les élèves fonctionnaires sont rémunéré·es sous le SMIC, les obligeant à toucher une indemnité différentielle, le ministère manipule les paramètres, oublie les personnels contractuel·les mais intègre ceux et celles du supérieur, passe sous silence le vieillissement de la profession en raison de la réforme des retraites (qui explique le décalage vers le haut de la moyenne des salaires), et annonce un salaire moyen à 3 090 euros. La note reconnait aussi que la part de l’indemnitaire explique en grande partie le chiffre annoncé. C’est donc sans complexe que le ministère assume une politique de régression salariale (hausse du point d’indice de 5 % pour une inflation de plus de 18 % depuis 2020) compensée par des primes dont on sait les inégalités qu’elles génèrent et qu’elles reproduisent notamment pour les femmes. Le 29 septembre, la journée de grève et de manifestation doit être un moment de contestation massive de la profession pour imposer d’autres choix.
Par ailleurs, les mobilisations se poursuivent pour obtenir la promulgation d’une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Après une première victoire d’étape des mobilisations en juin dernier, S. Lecornu s’était engagé à lancer l’examen de la loi à la rentrée. Les travaux débuteront le 7 septembre en commission spéciale. C’est dans cette perspective que des rassemblements sont organisés tous les lundis à 19h devant les tribunaux partout en France (place Vendôme à Paris) afin de continuer à peser dans le rapport de force et obtenir un investissement annuel de 2,6 milliards contre les VSS, la formation des professionnel·les concerné·es et la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation dans l’École.
Enfin, l’été a malheureusement confirmé que l’aggravation de la crise climatique appelait l’urgence de changer nos modes de vie, d’échanges et de consommation et de donner aux services publics les moyens de protéger la population et de s’adapter à ces nouvelles conditions. Le SNEP-FSU et la FSU appellent à rejoindre les mobilisations du 15/09 (à Paris) et les Marches pour le Climat partout en France le 26/09.
Combat féministe, lutte pour les salaires et les conditions de travail, urgence environnementale, trois raisons de se mobiliser massivement en septembre pour des choix politiques et un budget 2027 à la hauteur des enjeux.
- Note de la Depp du 20 août 2026 [↩]





