par Nathalie FRANÇOIS
Lors de l’enquête que nous avons menée l’année scolaire dernière, plus de 82 % des collègues qui y ont répondu ont déclaré que le sport scolaire était un élément dynamisant et très important de leur métier tant pour les élèves que pour elles/eux-mêmes. Le plaisir des rencontres et du partage, les rapports privilégiés avec les élèves et l’engagement dans des projets, la libération des contraintes de la notation/évaluation, la vitalité et le climat scolaire de l’établissement sont autant d’atouts qui étaient soulignés.
Pourtant et de façon récurrente, le sport scolaire est remis en question parce qu’il coûte trop cher (forfait de 3h, nombre de compétitions et coûts des transports, …) ! Les mises en concurrence avec des dispositifs comme les 2h de sport supplémentaires au collège, la réforme des lycées qui a entrainé une captation grandissante des mercredis après-midi ou encore la baisse de 8 % de la subvention du ministère de l’Éducation nationale à l’UNSS pour 2027 ont peut-être entamé le moral de certain·es collègues, mais la profession dans une très grande majorité tient bon et n’est pas prête à lâcher sur cette question.
Nos gouvernant·es usent de discours dithyrambiques sur les bienfaits de l’activité physique qui ne sont pas suivis de décisions concrètes. Le SNEP-FSU, avec les collègues et dans l’intérêt premier des élèves, continuera de défendre un sport scolaire ambitieux, accessible à tous·tes et porteur de valeurs de solidarité, d’inclusion, d’égalité et de lutte contre les discriminations.





