Au lendemain d’une journée de mobilisation pour nos salaires et pour les services publics, nous sommes réuni.es pour faire un bilan des actions menées ces dernières années en faveur de la santé, la sécurité et les conditions de travail des personnels J&S.
Nous commençons cette instance en saluant le travail mené au niveau national avec la DGRH (et vos équipes que nous remercions ici) pour prendre en compte nos remarques de terrain et nos propositions dans les documents que vous élaborez. Nous apprécions votre écoute dans les groupes de travail comme dans les instances.
En revanche, nous ne sommes pas du tout satisfaits des réponses apportées par l’Administration aux « avis » adoptés en FS-SSCT du CSA MJS. Nous n’avons pas besoin qu’on nous rappelle le droit ou l’organisation des responsabilités, nous les connaissons. Et c’est justement parce que celles-ci sont méconnues, ou volontairement bafouées, par certains acteurs de terrain, que nous avons demandé que la DGRH, la DE et/ou les directions métiers (DS et DJEPVA) interviennent auprès des responsables dans les rectorats, les DRAJES/SDJES, les établissements du sport, pour leur rappeler à la fois les règles générales mais aussi les spécificités J&S. Mais à chaque fois, nous avons reçu une réponse écrite théorique, parfois contestable su le fond, et aucune traduction en actes permettant d’améliorer les conditions de travail de nos collègues J&S.
Par ailleurs, nous ne pouvons que constater l’écart qui existe avec ce qui se passe sur le terrain : conditions matérielles dégradées, pouvoir d’achat en berne, métier empêché, pressions managériales, entraves à l’exercice du droit syndical, … Nous ne reviendrons pas sur tous les sujets ici et nous focalisons sur 2 sujets.
1/ La canicule
Lors de la dernière réunion, nous vous avions interpelé.es concernant le plan de gestion des vagues de chaleur (CP intersyndical du 10/09/26), qui n’a d’ailleurs jamais été travaillé avec les représentant.es des personnels du périmètre J&S. Qu’il s’agisse des bureaux dans les rectorats/DSDEN, des bureaux, des salles de cours et des installations sportives dans les CREPS, ou encore des autres équipements sportifs fréquentés par nos collègues J&S (notamment les CTS), la plupart de ces lieux de travail ne sont pas adaptés en cas de canicule. D’ailleurs, l’enquête « flash climat du SNEP-FSU » (réalisée en septembre 2026) met en évidence, qu’au cours des dernières périodes de canicule, 30 % des installations sportives utilisées ne disposaient toujours pas de point d’eau et que 75 % des installations en extérieur ne sont pas dotées de zones d’ombre. Ces chiffres illustrent l’inadéquation des équipements actuels pour garantir, dans la durée, la continuité pédagogique en EPS, mais aussi la pratique sportive en dehors du cadre scolaire. Cela impacte à la fois les élèves, les stagiaires de la formation professionnelles, les sportif·ves de haut niveau comme les autres sportif·ves qui fréquentent ces lieux. Et cela nous concerne directement, en tant que membres de la FS-SSCT du CSA MJS, car il s’agit des conditions de travail de nos collègues ! Des solutions existent, le SNEP-FSU les a d’ailleurs centralisées dans un Référentiel des Équipements Sportifs en Transition Environnementale (RESET), qui devrait servir d’appui au grand plan national pour la construction et la rénovation d’équipements sportifs éco-responsables que le SNEP-FSU revendique. L’État et les collectivités doivent investir massivement. Mais il manque le courage politique d’arbitrer les budgets (CP FSU du 08/09/26). En attendant, les enseignant·es d’EPS et les professeur·es de sport (ou CTPS) restent seul·es face aux grandes chaleurs comme au grand froid, sans autre recours que leur bon sens. C’est inadmissible !
2 / La protection fonctionnelle
Plusieurs organisations syndicales sont déjà intervenues sur le sujet. Là encore, il y a un écart entre la théorie et la pratique, notamment lorsqu’un·e encadrant·e est mis·e en cause. Nous sommes plusieurs à avoir dénoncé le « deux poids, deux mesures » dans l’octroi, ou non, de cette protection fonctionnelle. Mais nous vous alertons aussi sur les délais de traitement de ces demandes. Les agent·es qui la sollicitent sont généralement en grande souffrance et ne doivent pas être laissé·es sans réponse ou baladé·es d’un service à l’autre, voire d’un ministère à l’autre. Nous avons d’ailleurs un exemple d’un PTP qui, se sentant harcelé par le directeur du CREPS où il est affecté, a transmis début juillet une demande de protection fonctionnelle en courrier RAR à la DGRH, avec copie à la direction du CREPS à faire remonter par voie hiérarchique au ministère des sports. Nous vous avions d’ailleurs alertés sur cette situation. N’ayant pas reçu la moindre preuve de remise de son courrier fin août, il a tenté de joindre la DGRH ainsi que la DS, qui se sont renvoyés la balle et, à ce jour, il n’a toujours pas reçu de réponse quant au traitement de sa demande. Depuis, plusieurs collègues à lui ont fait un signalement au registre de sécurité et de santé au travail, puis ont été convoqué·es par la direction et fait une déclaration liminaire collective qu’ils/elles ont demandé qu’elle soit annexée au compte-rendu de ladite réunion. C’est dire dans quel climat se trouvent les collègues concerné·es … Ce genre de situation ne devrait pas exister et, quand c’est malheureusement le cas, un traitement rapide et clair doit être réalisé.
Pour le reste, nos précédentes déclarations restent valables.
Pour conclure cette dernière réunion de la FS-SSCT du CSA MJS avant les prochaines élections professionnelles, nous rappelons que, si nous avons collectivement avancé sur certains sujets, avec la volonté de prendre en compte les spécificités du périmètre J&S, le travail qui reste à mener est immense, afin que nos travaux se traduisent en actes sur le terrain pour une amélioration des conditions de travail et de la santé et sécurité des personnels J&S.
Merci de votre attention.





