JOP 2030 : une Ferrari pour gagner ?

Par Gwenaelle Natter

Bien que candidate aux élections municipales, la députée de Savoie Marina Ferrari reste ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, malgré le remaniement du 26/02/26. Faut-il y voir un aveu de faiblesse du gouvernement face aux difficultés rencontrées dans l’organisation des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver dans les Alpes Françaises en 2030 ?

Dès l’annonce de sa candidature à la mairie d’Aix-les-Bains en décembre dernier, la ministre avait annoncé qu’elle ne voulait pas quitter son poste, considérant qu’elle jouait un rôle « clé » dans l’organisation des prochains Jeux. Mais à l’inverse de sa prédécesseuse sur les JOP d’été Paris 2024, c’est à des « réunions de crise » que Marina Ferrari participe déjà ! Démissions en chaîne, retards, pression populaire, …, sont autant d’éléments qui ont conduit le gouvernement à demander « une clarification rapide et complète sur la gouvernance et la stabilité de l’organisation » (mission confiée à Étienne Thobois qui était directeur général de Paris 2024), avant de lancer une mission d’inspection sur « les enjeux de gestion d’Alpes 2030 ».

Pour le SNEP-FSU, qui était déjà très critique sur la tenue de ces jeux (cf. enjeux écologiques, environnementaux, démocratiques, budgétaires, … et absence d’héritage immatériel), cette crise met en lumière l’urgence à revoir l’organisation des grands événements sportifs internationaux.

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