Par Emma Leonardi, Présidente de l’ANESTAPS
La réforme du CAPEPS à bac+3 était un souhait de l’ANESTAPS. Toutefois, elle a été faite de manière précipitée sans tenir compte des propositions des acteur·rices de l’EPS. L’ANESTAPS avait proposé une réforme étalée sur 7 ans afin d’éviter du stress chez les étudiant·es et une impression de concurrence déloyale entre les différentes générations. D’autre part, les universités n’étaient pas préparées à ce changement brutal, à la création d’un nouveau master et de nouveaux modules en licence.
Néanmoins, cette réforme permet aux étudiant·es lauréat·es du concours, dès leur 4ème année d’étude supérieure, de pouvoir être rémunéré·es pour le travail fourni et de se professionnaliser plutôt que de préparer un concours. Dans une université sous-financée, les jeunes hésitent à choisir l’enseignement. L’orientation post-licence EM devient prioritaire. Les parcours non-lauréat·es ne seront que palliatifs à une réforme faite au pied levé, sans acquisition de compétences supplémentaires.





