À quoi ça sert ?
Les débats autour de notre discipline ont toujours existé. Son histoire depuis le début du 20ème siècle montre à quel point elle a évolué au cours du temps en fonction des guerres, des besoins vitaux et de la reconnaissance du sport dans notre société. Il aura fallu de nombreuses luttes, un syndicat fort (le SNEP) pour légitimer et ancrer notre discipline à l’école, à travers les horaires disciplinaires et pour aboutir à la production de programmes disciplinaires. De nombreuses controverses animent les conceptions de l’EPS culturaliste, sportive, comportementaliste, hygiéniste. De nombreux·ses auteur·rices ont écrit sur l’éducation physique et sportive et sur ce qui devait être enseigné.
La période COVID, associée au mal-être des adolescent·es, au développement des outils numériques aura renforcé chez les collègues le souci de remettre la condition physique au centre, se rapprochant presque d’un côté hygiéniste. La période précédente qui voyait décliner un peu le rapport des élèves et des parents vis-à-vis de l’école avait vu se développer la participation de l’EPS à la citoyenneté. Le déroulement des JOP en France en 2024 aurait pu permettre une réorientation de nos programmes et une conception plus sportive de l’EPS qui a payé cher sa volonté de légitimation au sein de l’éducation nationale.
Et si finalement les différentes conceptions permettaient un développement complet de l’élève ? Le SNEP-FSU demande l’augmentation des horaires disciplinaires, mais de quelle discipline parle-t-on ?
L’EPS « Discipline à part entière mais entièrement à part » (Hébrard, 1986)





