Avenir caniculaire ?
Combien faudra-t-il de vagues de chaleur pour que l’État prenne enfin des décisions salvatrices pour la santé de la population, des agent·es de l’éducation nationale et des élèves ? Tout ce qui sera investi maintenant préservera l’après et permettra des économies. La rénovation du bâti scolaire, ainsi que celle des équipements sportifs qui sont pour 80 % d’entre eux vétustes sont une nécessité. La France a besoin d’un véritable plan pluriannuel de rénovation. En amputant le fond vert depuis 3 ans et en le baissant à moins d’un milliard d’euros dans le budget 2026 (rogné de nouveau de 165 millions d’euros dans le cadre des 4 milliards d’euros d’économie), le gouvernement fait le mauvais choix. La FSU rappelle qu’il faudrait a minima 4 à 5 milliards d’euros pendant 10 ans pour une rénovation énergétique du bâti scolaire. Mais le gouvernement en a décidé autrement, choisissant de réaliser 4 milliards d’économie dont 43, 3 millions de crédits gelés ou amputés pour l’éducation nationale, déjà à l’os avec de nombreuses suppressions de postes, des classes surchargées et des personnels qui subissent le gel du point d’indice sans perspective de revalorisation, tout ça pour répondre aux enjeux liés à la guerre. C’est dans ce cadre, que la subvention de l’UNSS est amputée de 300 000 euros.
Des orientations budgétaires inquiétantes que nous devrons contrer à travers les mobilisations et les élections à venir. Construire le rapport de force et porter d’autres perspectives pour les services publics, pour plus d’égalité est une urgente nécessité.
Édito écrit le 9 juin 2026





