Bulletin 1042 – Mai 2026

Détourner l’attention

Face aux 4 000 suppressions de postes et à ses nombreuses conséquences sur les apprentissages des élèves, le ministre Edouard Geffray a préféré, au détour d’une interview télévisée, miser sur le populisme en annonçant le début des cours à 9 heures pour les collégien·nes et les lycéen·nes. Miser tout sur la chronobiologie plutôt que sur les problèmes inhérents aux nombreuses suppressions de postes depuis le début du premier quinquennat Macron et au budget contraint alloué à l’éducation nationale, relève d’un mépris envers les personnels et les élèves. Depuis plus de 40 ans, les gouvernements qui se sont succédé, se sont cachés derrière le rythme des élèves pour supprimer des heures de classe, alors même qu’ils étaient pilotés par un budget contraint. Si la question des rythmes doit être posée, elle doit l’être dans sa complexité avec la prise en compte des nombreux paramètres qui rendent fatigables un·e élève, notamment en traitant de la question des effectifs.

D’ici la fin de l’année et dans la suite de la mobilisation du 31 mars, il est encore temps dans chaque établissement, de faire remonter les besoins qui prennent en compte la diversité des élèves, leurs conditions d’apprentissage, de refuser les suppressions de postes, la multiplication des HSA, pour enfin répondre aux inégalités grandissantes et aux enjeux de la jeunesse d’aujourd’hui.

coralie.benech@snepfsu.net

Édito écrit le 4 mai 2026

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