Non, ce n’est pas fini !
Après trois mois de mobilisations exceptionnelles par leur ampleur, par le soutien massif de la population, par le caractère historique d’un front syndical uni qui ne se fissure pas, le moment de lâcher n’est pas à l’ordre du jour. Nombreux sont les pays autour de nous qui nous regardent avec envie, nous encouragent et analysent la posture du Président comme délétère, insupportable et méprisante. De plus, la doctrine du maintien de l’ordre pour mettre au pas la population en la réprimant scandalise jusqu’au-delà de nos frontières.
Malgré ces mobilisations et les arguments forts fondés sur le véhicule législatif qui n’a, à proprement parler, rien à voir avec un projet rectificatif de la loi de finance de la sécurité sociale dans son esprit, le Conseil Constitutionnel a donné son aval à la réforme et rejeté le Référendum d’Initiative Partagée. Le ressentiment et la colère s’en trouvent renforcés. D’arrangements entre petits amis en passages en force, le Président Macron se positionne contre la population, un homme seul qui aurait raison face à tous et toutes ! A la crise sociale qui s’était muée en crise démocratique et politique, la décision du conseil constitutionnel va ajouter une crise majeure des institutions.
Puisque le Président du haut de ses dénis et de son arrogance se place dans une position frontale, il se trouve seul responsable d’une situation qui potentiellement peut dégénérer.
En tout état de cause, contrairement à l’affirmation qui signifierait que le « chemin démocratique » ayant été à son terme, la contestation n’a plus lieu d’être, il est hors de question d’abandonner une lutte pour notre avenir, celui de nos enfants, pour la préservation de notre modèle social. Le combat doit continuer sous des formes diversifiées, qui, à l’heure de l’écriture de ces lignes restent à définir. Celles et ceux qui misent et ont misé sur un essoufflement et une extinction de la colère en seront pour leurs frais. 64 ans voire plus c’était NON ! Et c’est toujours NON ! A nous de l’exprimer massivement et de rejoindre toutes les initiatives qui vont se construire, notamment le 1er mai.
« Refuser le combat, c’est s’avouer vaincu((Louis Veuillot))» et pour nous, ce n’est pas une option ! La lutte continue et nous devons la mener tous et toutes ensemble !
Édito écrit le 17 avril





