Semaine Olympique et Paralympique sous l’égide du ministère de l’Éducation nationale : encore une opération de communication !

En cette journée de grève et de mobilisations à l’éducation nationale contre les mesures choc des savoirs, le SNEP-FSU alerte sur les impacts de la mise en place des groupes de niveaux en collège. Un des premiers dispositifs à être supprimé lorsqu’il existe encore, est celui du « savoir-nager ». Ce dispositif vise pourtant à faire acquérir à tous·tes les élèves une priorité nationale qui révèle de fortes inégalités sociales.

Les élèves n’ont pas besoin d’être trié·es, elles·ils ont besoin de pouvoir apprendre et progresser en toute sérénité. Pour y répondre, le ministère doit prendre d’autres mesures, comme celle de réduire les effectifs par classe, élément essentiel en EPS, discipline où l’apprentissage passe essentiellement par du temps de pratique. Un·e élève n’a pas les mêmes chances d’apprendre et de réussir sur un terrain de handball dans une classe de 24 élèves ou dans une classe à 35. Et encore, il faut avoir accès aux installations.

Cette Semaine Olympique et Paralympique pourrait avoir du sens si des investissements étaient réalisés pour l’école et pour l’EPS. L’EPS, premier lieu de démocratisation d’accès aux APSA et donc à la culture sportive, n’est pas considérée comme un savoir fondamental. Toutes les mesures prises actuellement comme l’APQ ou les 2 heures de sport, viennent en concurrence directe avec l’EPS et l’UNSS. Les annonces faites pour l’EPS dans le cadre de la formation des enseignant·es sont extrêmement inquiétantes : disparition de l’épreuve d’EPS au CRPE, passage de 3 à 1 pratique physique pour le CAPEPS. L’UNSS est exsangue et les ministres n’ont jamais répondu à notre lettre ouverte.

Le SNEP-FSU a rassemblé près de 1 000 collègues le 15 mars pour un véritable héritage des JOP, nous avons des propositions pour développer l’EPS à l’école et réduire les inégalités d’accès à la culture sportive !

Communiqué de presse SNEP-FSU, le 2 avril 2024

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