par Benoit HUBERT
Après l’intrusion dans les systèmes informatiques de la Direction Générale des finances publiques, de l’Agence nationale des titres sécurisés, l’été a été marqué par de nouvelles attaques contre le Fisc et l’Éducation nationale. Ce sont des dizaines de milliers de données personnelles qui ont été collectées et probablement revendues sur la Dark Web. N’oublions pas dans cette triste réalité que l’UNSS a elle aussi été la cible de plusieurs attaques… Le secteur de l’Éducation est le plus ciblé dans le monde avec, entre janvier et juillet 2026, pas moins de 4 696 attaques hebdomadaires.
Le Premier ministre S. Lecornu avait annoncé dès avril le déblocage de 200 millions d’euros pour lutter contre ces cyberattaques et sécuriser les différents sites. Avec 176 millions au budget 2025 pour le numérique dans l’Éducation nationale, on aurait pu attendre mieux… Force est de constater qu’il va être très compliqué de rattraper un retard, un insuffisamment pensé à la création de ces systèmes informatisés. Le tout numérique développé à marche forcée montre ses limites et les risques potentiels qu’il fait courir à la population et aux agent·es des services publics. Il est grand temps d’y réfléchir pour raison garder !





