Progrès, technique sportive et performance doivent être le cœur de l’évaluation

Par Bruno CREMONESI

L’application des contraintes certificatives au lycée reste majoritaire, mais elle diminue avec l’ancienneté dans le métier. Si les femmes déclarent légèrement plus souvent se conformer au cadre, les différences de sexe demeurent secondaires par rapport à l’effet de carrière. La répartition 12/8 est largement jugée non pertinente, avec une contestation croissante au fil des années.

Ces résultats mettent en évidence un déplacement progressif, de la conformité vers une lecture plus politique du rôle de l’évaluation et de la certification en EPS. L’évolution au cours de la carrière constitue le facteur le plus structurant : avec l’ancienneté, la performance recule au profit du progrès, qui devient le critère central de l’évaluation en EPS. Cette évolution traduit une professionnalité de plus en plus orientée vers la recherche de la transformation des élèves.

L’observatoire vient largement plébisciter le choix du congrès du SNEP-FSU de mars 2026 à Guidel, proposant une réparation du bac de 16 points sur l’évaluation des apprentissages dans les APSA, pour 4 points sur les savoir-être et attitude. La commission d’évaluation pilotée par l’inspection générale tarde à accepter ce changement qui pourtant devient urgent au regard des glissements que l’on constate actuellement dans notre discipline.

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