Alors que l’affiliation au contrat obligatoire en santé se termine pour les actives et les actifs, l’adhésion au contrat collectif en prévoyance se profile dans des conditions déplorables. Le calendrier imposé par le ministère, qui n’autorise pas le groupement MGEN-MAGE-CNP à communiquer sur ce contrat avant le mois de mars, et la modalité retenue par la MGEN d’obliger les personnels à passer par une plateforme téléphonique, laissent présager des difficultés inacceptables, véritables freins à l’adhésion.
À l’inverse du découplage des protections en santé et en prévoyance que la FSU et ses syndicats dénoncent depuis le début, le couplage que nous réclamons permettrait des cotisations moins élevées, grâce à la solidarité, et surtout garantirait que tout·e agent·e soit mieux protégé·e contre la perte de revenus.
Les risques pouvant entraîner une perte de revenu concernent chacun·e d’entre nous et de nos ayants droit. Les maladies entrainant de longs arrêts ne sont malheureusement pas anecdotiques. Au cours de l’année scolaire 2023-2024, 2 % des enseignant·es du second degré public ont été en congé longue maladie (CLM), congé longue durée (CLD) ou congé de grave maladie (CGM) : ce sont en moyenne 2 collègues d’un lycée d’environ 1000 élèves, ou un·e collègue par collège.
En l’absence de protection complémentaire, ces situations seraient synonymes d’importantes pertes de revenus. Les garanties statutaires dues par l’employeur en matière de prévoyance (incapacité, invalidité, décès) permettent le maintien d’une partie seulement des revenus en cas d’arrêt de travail prolongé. C’est là que la prévoyance vient compléter ces garanties statutaires.
Car, par exemple, sans avoir souscrit à une « couverture » complémentaire, les revenus versés aux agent·es passent à 50% au bout de 90 jours d’arrêt maladie ordinaire.
Pour la FSU et ses syndicats, la mutualisation et la solidarité entre collègues sont des principes à défendre car ils profitent à toutes et tous à un moment ou un autre. C’est pourquoi nous exigeons de la MGEN et du ministère la mise en avant claire et précise du contrat prévoyance collectif, seul contrat ouvrant droit à la participation de notre employeur. De 7 euros actuellement, nous revendiquons son augmentation.
Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU informent et alertent la profession sur les lourdes conséquences pour les collègues qui choisiraient de ne pas se couvrir contre les risques de perte de revenus liée à une incapacité de travail prolongée ou à une invalidité.
Sophie Vénétitay, Coralie Benech et Axel Benoist





