Ne jamais se résigner
Nous pouvons nous accorder sur 2 éléments aujourd’hui : le contexte est difficile et le sort réservé aux services publics ne peut que nous interroger et nous faire craindre leur lente disparition, faute d’investissements conséquents. Dans nos établissements, les suppressions massives de postes entraînent dans de nombreux endroits des pertes d’heures, notamment celles qui permettaient encore de faire fonctionner quelques dispositifs comme pour l’enseignement de la natation avec un professeur supplémentaire, ou les sections sportives. Au lycée, nous ne pouvons que constater, comme nous l’avions annoncé, que la réforme impacte non seulement les heures, mais surtout l’emploi, les conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves. C’est la réussite de toutes et tous nos élèves qui est en jeu. Moins il y a de moyens pour les services publics, plus les inégalités se creusent. Pour nous, en EPS, les textes du baccalauréat de 2019 ont fait la part belle aux rôles sociaux, renforçant les inégalités de classe, et ont accentué la perte de sens de l’EPS pour les élèves, comme pour les enseignants.
Mais l’actualité ne peut que renforcer l’idée que c’est ensemble que nous pouvons faire bouger les lignes : en moins d’un mois, J.M. Blanquer a été contraint de renouer le dialogue avec les organisations syndicales et, par exemple, de revenir sur l’enseignement des mathématiques au lycée au vu des récentes études.
Le fatalisme et la résignation n’ont jamais rien apporté de bon, l’obstination du SNEP-FSU sur l’enseignement de spécialité en est un exemple. C’est ensemble que nous obtenons et obtiendrons des avancées ! Ils sont fébriles, profitons-en. Les mobilisations pour les salaires, contre l’insuffisance des DHG seront déterminantes pour la suite.
Il n’y a pas de petite victoire, et se mobiliser tous et toutes ensemble est la solution !





