Accueil des non lauréat·es au concours

par Gilles RENAULT et Coralie BENECH

Au printemps, les INSPE de 10 académies avaient annoncé leur refus d’accueillir les non-lauréat·es du nouveau concours L3 en master enseignement et éducation (M2E). Une décision que nous avons dénoncée et combattue avec force tant elle revenait à mettre fin au cursus de milliers d’étudiant·es en licence STAPS.

Suite à une mobilisation des personnels et des étudiant·es dans certaines académies, certains INSPE ont été obligés de revoir leur copie, ainsi Nantes a fini par mettre en place un master accueillant des étudiant·es et formant au concours, mais a fermé son master au Mans. Cette nouvelle configuration entraîne des difficultés supplémentaires pour les étudiant·es qui doivent changer de lieu (logement, déménagement etc.).

Il restait donc 9 académies refusant les non-lauréat·es, obligeant par conséquent des étudiant·es se destinant au métier d’enseignant·e à faire des études dans une filière non souhaitée ou à déménager.

Finalement Caen, Lille et Lyon vont accueillir entre 10 et 15 étudiant·es en première année de M2E. A Nice, Paris, Nancy-Metz, Grenoble ou Rennes, le nombre d’étudiant·es en master M2E se comptera sur les doigts d’une main et les sites de Chambéry et Brest qui accueillaient des masters MEEF EPS précédemment sont fermés.

Alors que des milliers d’étudiant·es non-lauréat·es n’auront pas de place en master et que des formatrices et formateurs voient leur service chamboulé, les groupes de master de ces INSPE seront vides.

Cette réforme a été appliquée par de nombreux rectorats et INSPE dans le déni le plus complet de la réalité des concours en EPS. C’est un gâchis inacceptable ! Le SNEP-FSU continue de revendiquer l’accueil en M2E de tous·tes les étudiant·es détenteur·rices d’une licence STAPS et ayant choisi cette filière. Il est urgent de rouvrir les sites fermés pour permettre aux étudiant·es d’étudier dans de bonnes conditions. Les regroupements de sites ne sont pas sans conséquence sur les personnels et les étudiant·es, la dernière proposition du gouvernement de conditionner les APL ne peut que nous alerter sur les suites des possibilités d’études pour des milliers d’étudiant·es.

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