Pour l’égalité au travail et partout
Pour les syndicats féministes de la FSU, le 8 mars est une journée déterminante dans la construction d’une société démocratique, d’égalité et de justice sociale. En Afghanistan, en Iran, en Palestine, en Ukraine, au Soudan, en Syrie au Venezuela et ailleurs : des femmes résistent, s’organisent et manifestent au péril de leur liberté et souvent de leur vie. Nous réaffirmons notre solidarité sans faille avec toutes celles qui subissent les bombardements, les viols de guerre, les exils forcés, les politiques migratoires racistes et les persécutions des régimes théocratiques et autoritaires. Leur combat pour la liberté, la dignité, l’égalité et la justice est aussi le nôtre.
En France , le gouvernement déroule un budget austéritaire profondément sexiste. Les services publics, dont les femmes sont les premières salariées et les principales usagères, sont ciblés par les coupes budgétaires drastiques qui impliqueront des suppressions de postes, des fermetures de classes, de lits dans les hôpitaux et des services entiers de proximité. Et le gouvernement ne s’arrête pas là puisqu’il a aussi le projet de réduire le nombre de jours d’autorisation d’absence pour « enfant malade ». Autrement dit, être malade, ou assumer les responsabilités parentales, c’est être sanctionnée financièrement. Mais la FSU agit. Il a fallu toute sa pugnacité pour faire entendre au gouvernement le caractère scandaleux de certaines mesures comme la baisse de 10 % de la rémunération en congé maladie ordinaire, qui a des conséquences désastreuses notamment pour les femmes enceintes, ou la suppressions des bonifications pour les enfants des femmes fonctionnaires né·es après le 1er janvier 2004 dans la réforme Fillon de 2003. Des premières mesures correctives ont été annoncées par le gouvernement, à mettre au crédit de la FSU.
Nos syndicats mènent de longue date la lutte pour un statut pour les AESH. Comme tant d’autres métiers du soin, de l’accompagnement et de l’éducation, le métier d’AESH concentre tous les marqueurs des inégalités professionnelles femmes-hommes : temps incomplets imposés, bas salaires, précarité contractuelle, absence de déroulé de carrière, invisibilisation du travail réel. Là aussi, les lignes bougent grâce à notre action : le ministre accepte enfin d’ouvrir des discussions sur le statut pour étudier les différentes hypothèses possibles.
Ne nous arrêtons pas là ! C’est avec la même détermination que la FSU s’engage dans la renégociation des accords égalité professionnelle dans la fonction publique et la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale.
La FSU revendique une mise en œuvre réelle et contraignante du principe « à travail de valeur égale, salaire égal » en redéfinissant la valeur du travail à partir de critères explicites et non sexistes : qualification, expérience, prise en compte de la charge physique et nerveuse, niveau de responsabilités. La directive européenne est une occasion historique de sortie du slogan « grande cause nationale » pour gagner des mesures salariales fortes en corrigeant véritablement les écarts de rémunération, d’inégalité de carrière et de pensions des femmes.
Le 8 mars, dans la grève féministe, les rassemblements et toutes les actions syndicales soyons nombreuses et nombreux dans les mobilisations, pour montrer notre détermination à obtenir l’égalité pour les femmes d’ici et d’ailleurs, pour les agentes et usagères des services publics. Quand les droits des femmes avancent, c’est toute la société qui progresse !
Sophie Vénétitay (Secrétaire générale du SNES-FSU)
Coralie Benech (Cosecrétaire générale du SNEP-FSU)
Axel Benoist (Cosecrétaire général du SNUEP-FSU)





