Durcir le mouvement pour gagner !

Depuis le 19 janvier, les mobilisations s’enchainent et montrent la forte détermination de la population à refuser la réforme des retraites proposée. Une pétition qui atteint le million de signataires, des grèves et des manifestations monstres en témoignent fortement. Ces mobilisations se trouvent renforcées par des sondages d’opinion qui montrent que 7 français·es sur 10 et 9 travailleurs et travailleuses sur 10 sont opposé·es au projet de réforme.

C’est donc un mouvement social d’ampleur qui s’ancre dans le paysage et que le gouvernement et la représentation nationale ne sauraient ignorer.

En plein débats parlementaires, il est essentiel de poursuivre et d’amplifier encore ces mobilisations. La rencontre avec l’ensemble des député·es, hors Rassemblement National, est incontournable pour qu’ils et elles prennent conscience des impacts négatifs de ce projet et pour tordre le cou aux éléments de langage distribués à longueur d’antenne. De nouvelles journées d’actions interprofessionnelles se construisent sur l’ensemble du territoire. Le mouvement de contestation continue, même en ces temps de vacances scolaires, et nous appelons chacune et chacun à renforcer les mobilisations là où ils et elles se trouvent.

Si le gouvernement reste sourd aux appels lui demandant d’abandonner ce projet de réforme, l’intersyndicale appellera à mettre le pays à l’arrêt le 7 mars prochain et à continuer l’action le 8 mars, à l’occasion de la journée inter- nationale des droits des femmes, ces dernières étant particulièrement pénalisées par la réforme des retraites.

Si ce mouvement social est primordial, il ne nous faut pas rester l’arme au pied sur des questions qui sont en lien direct avec la problématique des retraites.

Les moyens pour la rentrée 2023 sont catastrophiques et vont générer une nouvelle dégradation des conditions de travail (classes supprimées, classes sur- chargées, suppression de postes, postes de plus en plus « à cheval » sur plusieurs établissements, …) ; la revalorisation salariale promise n’aura pas lieu et il faudra à beaucoup d’entre nous travailler plus pour gagner quelques miettes supplémentaires… Salaires en berne, temps et durée de travail augmentés…, on ne peut laisser faire et il faut donner de la visibilité à nos revendications dans le cadre des mobilisations qui se développent dans tous les territoires.

PARTAGER
IMPRIMER
Print Friendly, PDF & Email

Nos lecteurs aiment aussi...

Quelles épreuves pour le Diplôme National du Brevet en EPS ?

L’ancien ministre de l’Éducation nationale G. Attal et le président de la République E. Macron, lors de sa conférence de presse du 16 Janvier 2024, ont annoncé des mesures visant à transformer en profondeur le collège avec 3 maîtres mots : fondamentaux, ordre et autorité

Des premiers colloques aux journées de l’EPS…

Bien qu’il ne soit pas véritablement adapté (car restrictif), le terme « pédagogique » fait partie de l’ADN du SNEP-FSU. Il reste aujourd’hui un élément fort de son activité. S’occuper des questions pédagogiques, c’est s’occuper du métier et de son devenir