Le SNEP-FSU s’est opposé à la mise en place et à la généralisation des tests de condition physique (données déjà existantes, tests en décalage avec l’enseignement de l’EPS, orientation des tests sur le seul aspect santé, pilotage possible de notre discipline par des tests…).
Les résultats et l’analyse de ces tests publiés par la DEPP viennent corroborer les alertes que le SNEP-FSU avait émises il y a plusieurs années : baisse des capacités physiques, inégalités filles/garçons, inégalités liées au milieu social. Pourtant, les dernières mesures prises par l’État se sont faites en dehors de la seule discipline capable de répondre à ces enjeux : l’éducation physique et sportive.
À l’école primaire, le gouvernement a préféré renoncer à l’exigence d’apprentissages pérennes en annonçant 30 minutes d’Activité Physique Quotidienne plutôt que de s’assurer que tous·tes les élèves disposent des 3 heures hebdomadaires d’EPS inscrites dans les programmes. Les différents rapports (Cour des comptes, Inspection Générale) ont pourtant régulièrement établi que les élèves du primaire ne bénéficiaient que de 1h45 à 2h15 d’EPS par semaine au lieu des trois prévues : faute d’équipements, de formation et d’injonction au renforcement des mathématiques et du français. Dans le secondaire, alors que les horaires effectifs sont en deçà des horaires figurant dans les programmes, notamment faute d’installations sportives, le ministère a proposé un énième dispositif inopérant (2h de sport au collège), touchant très peu de jeunes, s’inscrivant en concurrence avec l’EPS et l’association sportive.
Alors que le gouvernement s’alarme de la baisse des capacités physiques chez les jeunes, il avait dans un premier temps décidé de supprimer le Pass’Sport pour les 6-13 ans et refuse toujours de l’ouvrir à l’UNSS, première fédération sportive scolaire.
Le SNEP-FSU met en garde contre la généralisation et le caractère obligatoire que pourraient prendre ces tests, leur conférant un rôle de pilotage de l’enseignement de l’EPS au primaire, et par la suite dans le secondaire, écartant la jeunesse de l’accès à la culture sportive par la pratique des APSA. Il porte la revendication de 4 heures d’EPS sur l’ensemble de la scolarité. Cette mesure, impliquant la pratique obligatoire d’activités physiques sportives et artistiques, est la seule à même de répondre aux différents enjeux concernant la jeunesse : accès à la culture sportive, contribution à la santé physique et mentale. Elle aura d’autant plus de sens lorsque des mesures concernant les politiques publiques du sport seront adoptées : plan pluriannuel de construction d’équipements sportifs, aide aux associations et clubs sportifs et à la prise de licence pour les jeunes.
Communiqué de Presse SNEP-FSU, le 12 février 2026





