Des centaines de milliers de personnes manifestent depuis 3 semaines. La colère déclenchée par des années de déclassement salarial et une dégradation des conditions d’enseignement due aux réformes successives des gouvernements d’E. Macron a depuis agrégé de nombreuses autres revendications.
Les quelques éléments apportés par les différents ministres durant les vacances scolaires n’auront répondu ni aux attentes des lycéen·nes et étudiant·es, ni à celles des enseignant·es, ni enfin aux besoins du service public d’éducation. Après 10 ans de maltraitance de l’Ecole, le gouvernail gouvernemental semble encore bloqué sur un cap austéritaire et inégalitaire que seul un rapport de force proportionné aux enjeux pourra faire bouger.
Nous sommes actuellement au cœur de la discussion budgétaire qui décidera des capacités de l’action publique pour 2027. Pour le SNEP-FSU, des choix de rupture doivent être faits en urgence en faveur de la jeunesse, des services publics et de celles et ceux qui les font vivre au quotidien : plan pluriannuel de recrutement d’enseignant·es, augmentation de la valeur du point d’indice, refonte des grilles et rattrapage des pertes subies accompagné d’une indexation des traitements sur l’inflation, investissement massif dans le bâti scolaire, les équipements sportifs pour combler le manque et adapter l’ensemble au dérèglement climatique…
Le SNEP-FSU s’inscrit dans une volonté partagée de construire des communs plus que des divisions et des concurrences, faire vivre les solidarités plutôt que de nourrir l’exclusion ou les politiques de bouc émissaire. Le sens des services publics est de rassembler autour des besoins de la population. Ce bien commun est à protéger, défendre, développer et toujours renforcer.
Ce jeudi 5 novembre, 1,6 million de grévistes et de manifestant·es ont défilé partout en France. L’ampleur des cortèges marque un nouveau changement d’échelle de la mobilisation que nous devons renforcer. Un tout autre projet de société s’est exprimé dans ces cortèges. E. Macron n’a d’autre choix que de suivre la véritable démocratie sociale.
Pour le SNEP-FSU, l’enjeu est majeur et l’heure est à l’action. Dès demain vendredi 6 novembre, nous appelons à poursuivre la grève et à tenir des AG pour envisager les suites partout où les conditions d’une mobilisation importante et fédératrice sont réunies. Samedi 7 novembre, le SNEP et la FSU participeront activement à tous les cortèges. Des discussions sont en cours pour poursuivre la mobilisation dès la semaine prochaine.
La répression systématique, les atteintes au droit de manifester doivent cesser et laisser la place à un État de droit conforté. Des réponses adaptées et à la hauteur des besoins exprimés doivent maintenant être apportées en urgence.





