En ce mois de juin, le SNEP-FSU a multiplié les actions médiatiques visant à dénoncer le manque de moyens dédiés à l’enseignement de la natation.
Dans une période qui est marquée par une répétition des épisodes de canicule liée au réchauffement climatique, il est indispensable que toute la population puisse investir les lieux de baignade ou les loisirs aquatiques en sécurité. Or le chiffre des noyades ne cesse de s’alourdir de jour en jour, révélant les carences évidentes de l’apprentissage de la natation, en termes de moyens, de volonté institutionnelle et de vision à long terme.
Le SNEP-FSU rappelle que l’école constitue le seul lieu d’apprentissage pour toute la jeunesse. L’apprentissage de la natation est fondamental en termes de sécurité et de santé publique. Il doit être plus qu’une priorité affichée et devenir une action publique d’ampleur.
Trois leviers sont à activer conjointement et urgemment pour y répondre :
- Une priorité dans les programmes de la discipline pour imposer la natation comme point de passage obligatoire dans l’acquisition de la culture sportive à l’école. Devenir nageur·se, c’est être capable de performance comme de sécurité pour soi et pour les autres. C’est un apprentissage technique exigeant qui demande du temps pour se stabiliser, donc des cycles d’enseignement à différents niveaux de classe.
- Des moyens fléchés dans les dotations horaires des établissements doivent y être affectés. La réduction de l’effectif du groupe classe doit permettre un temps d’intervention pédagogique augmenté auprès de chaque élève. Cela donne à l’enseignant·e plus de temps d’observation des élèves et lui permet de mieux répondre aux besoins.
- Enfin, si 14 % des collégien·nes sont aujourd’hui privé·es de natation durant leur cursus, c’est qu’il manque 1 000 piscines (estimation SNEP-FSU) sur tout le territoire. L’absence ou l’éloignement des bassins doivent être résolus par un plan d’investissement pluriannuel à la hauteur de l’enjeu.
Par ailleurs, la surveillance des points de baignade doit être renforcée. Cela passe par un recrutement de maitres-nageurs.
La vie n’a pas de prix, garantir à chacune et chacun l’accès à ce savoir essentiel est d’une urgence absolue, l’État doit s’engager !





