Par Alexandre MAJEWSKI
La cellule investigation de Radio France a eu accès à la stratégie nationale ‘’Esport 2026-2030’’, validée par Matignon à l’issue d’une concertation interministérielle, le 8 avril dernier. Selon cette stratégie, la France s’apprête à promouvoir en milieu scolaire la pratique du esport, le format ‘’compétition’’ du jeu vidéo. L’enquête, rendue publique le 7 mai dernier, a créé l’émoi chez les professionnels de santé et le corps enseignant. Le SNEP-FSU a en outre découvert l’ouverture d’une section sportive esport à Grenoble.
Dans un contexte alarmant sur l’addiction des jeunes aux écrans, sur les ravages des réseaux sociaux sur la santé mentale ou encore sur le manque de pratique physique et sportive, le SNEP-FSU est choqué par cette proposition (pilotée par des intérêts marchands) contraire au rôle de l’école et néfaste pour la santé des jeunes.
Le SNEP-FSU continue de porter l’idée que l’école, lieu de développement humain, d’éducation et d’instruction, doit être porteuse d’un projet culturel et émancipateur. L’EPS participe de ce projet en permettant l’accès de tous·tes les jeunes à la culture des activités physiques sportives et artistiques. Le SNEP-FSU réaffirme que l’EPS permet l’étude d’activité sportives reconnues socialement, valorise la pratique physique et promeut la nécessité de la rencontre physique.
Le gouvernement doit revoir sa copie et entendre que l’école est le lieu des apprentissages, pas celui de l’addiction aux jeux vidéo en ligne ou de soumission aux intérêts économiques d’un secteur.
Une mesure s’impose : augmenter les horaires d’EPS.





