Par Nathalie FRANÇOIS
Premiers épisodes de chaleur et premières noyades, triste constat. Il s’agit pourtant d’une question de santé publique à laquelle nos gouvernants ne veulent pas s’attaquer. L’école a un rôle important à jouer notamment en termes de prévention, mais encore faut-il qu’on lui en donne les moyens. L’enquête Gymnase score du SNEP-FSU a révélé que 14,5 % des élèves de collège n’ont pas accès à l’enseignement de la natation, et les résultats de notre observatoire de l’EPS montrent que seuls 24 % des collèges continuent à programmer la natation après la classe de 6ème.
Deux causes majeures :
- le manque indéniable de piscines et leur répartition très inégale sur le territoire. Les collectivités locales ne peuvent à elles seules supporter le coût des constructions et de rénovation, c’est pourquoi le SNEP-FSU revendique la construction de 200 piscines par an avec 50 % de financement de l’État comme première étape d’un plan pluriannuel de 5 ans,
- le pilotage de la natation par le test du savoir-nager en sécurité en lieu et place de contenus exigeants sur plusieurs cycles et l’insuffisance des DHG dans les EPLE qui ne permettent quasiment plus la mise en place de soutien natation (dédoublement de classe, 3 profs /2 classes, …).
Afin de mettre en lumière la nécessité de faire de l’enseignement de la natation une priorité nationale, le SNEP-FSU invite tous·tes les collègues à participer massivement aux « actions natation » qui seront organisées dans les départements par ses équipes locales. Venez-y tous et toutes !





