Chaleur et EPS : l’urgence des moyens !

Les épisodes de fortes chaleurs répétés ont des conséquences directes sur le déroulement des cours d’EPS, la mise en œuvre de certaines APSA, l’organisation des épreuves certificatives.

Au-delà des nécessaires choix politiques à mettre en œuvre pour lutter contre l’aggravation de la crise climatique, le SNEP et la FSU exigent des investissements urgents pour répondre à ses conséquences et permettre la continuité de l’enseignement de l’EPS dans des conditions répondant aux enjeux éducatifs, respectant la santé des élèves et garantissant des bonnes conditions de travail.

L’actualité dramatique de plusieurs noyades chez des jeunes est une conséquence de ces vagues de chaleur. Le SNEP-FSU revendique depuis de nombreuses années des moyens accrus pour l’enseignement de la natation (moyens fléchés dans les dotations horaires, apprentissages disciplinaires exigeants, moyens pour les transports, plan de construction et de rénovation de piscines). La polarisation de l’enseignement sur le test du savoir nager montre ses insuffisances et ne permet pas d’installer des apprentissages solides sur le long terme.

Les fiches produites par le ministère de l’éducation nationale pour la prise en compte des effets sur les personnels et les élèves des canicules étaient nécessaires mais elles sont insuffisantes au regard des épisodes répétés. L’urgence est à la prise en compte de la refondation en profondeur du bâti scolaire et en particulier des installations sportives et de la construction de piscines.

En cas de tensions entre injonctions à pratiquer ou interdictions sans nuances, le SNEP-FSU invite la profession à mettre en avant les intérêts éducatifs, la santé des élèves et les conditions de travail pour décider des aménagements de l’enseignement de l’EPS lors des vagues de chaleur.

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