A l’heure où les bilans sont alarmants sur l’addiction aux écrans de la jeunesse, sur les ravages des réseaux sur la santé mentale ou encore sur le manque de pratique sportive, le SNEP FSU est choqué de cette proposition hors sol et néfaste pour la jeunesse.
Depuis 2 ans de nombreuses voix s’élèvent, même au plus haut niveau du gouvernement, contre la surexposition aux écrans et l’utilisation des téléphones portables dans les établissements scolaires. La proposition dévoilée par la cellule investigations de France info visant à intégrer le e sport dans des parcours éducatifs et scolaires apparait aujourd’hui comme dangereuse pour la jeunesse et pilotée par des objectifs contestables (intérêts marchands).
Le SNEP-FSU continue de porter l’idée que l’école, lieu d’éducation et d’instruction, doit être porteuse d’un projet culturel et émancipateur. L’EPS, par ses différents objectifs et finalités participent de ce projet émancipateur en permettant à tous les jeunes d’accéder à la culture des activités physiques sportives et artistiques. Le SNEP-FSU a œuvré pour que le esport ne soit pas intégré à l’UNSS, avec comme arguments principaux la question des activités sportives reconnues socialement, la question de la pratique physique et enfin la nécessité de la rencontre physique.
Le SNEP-FSU porte la revendication d’augmenter le temps de pratique physique et sportive par l’EPS pour répondre aux enjeux de l’école et aux différentes alertes réalisées par des médecins, des psychologues, des éducateur.rices. A l’heure où santé publique France vient de publier une enquête sur l’augmentation du nombre de noyades, il aurait été préférable d’envisager d’investir dans l’apprentissage de la natation à l’école.
Le gouvernement doit se ressaisir. Les alertes sont nombreuses concernant les dangers liés au développement de l’esport, l’école n’est absolument pas le lieu pour l’investir.
Pour le SNEP-FSU augmenter les horaires d’EPS devrait être une priorité.





