Par Claire Pontais
Il y a actuellement un tiers de filles en STAPS. Au CAPEPS et agrégation, seulement 37 % de femmes reçues en 2025 (32 % en 2022). Il y a dix ans, le SNEP-FSU lançait déjà l’alerte : peut-on se résoudre à ce que notre profession soit une profession masculine ?
Le SNEP-FSU avait financé une recherche sur l’orientation des lycéen∙nes en STAPS avec l’objectif de mieux comprendre les raisons de l’accès aux STAPS (niveau scolaire et sportif requis, le rôle des options et sections sportives, lutte contre les stéréotypes sexués) et mieux informer sur les débouchés des diverses filières.
Force est de constater que comprendre le phénomène de désaffection ne suffit pas. Lors du dernier congrès en 2021, la question de réinstaurer des quotas à l’entrée en STAPS et au CAPEPS avait été débattue, en rappelant que ces quotas avaient disparu – contre l’avis du SNEP – en 1989.
Pour le congrès à venir, le SNEP-FSU a travaillé un mandat d’étude en s’appuyant sur la contribution de personnalités. La chercheuse Isabelle Collet, entre autres, a montré que les quotas sur la parité sont aujourd’hui la solution la plus efficace pour faire bouger les lignes. Une solution qui peut être provisoire à condition de continuer à travailler parallèlement sur les moteurs de ces inégalités.
Lors de son congrès de mars 2026, le SNEP-FSU débattra de l’intérêt, des limites, des obstacles du principe de ces quotas H/F, à l’entrée en STAPS et au CAPEPS et votera son mandat.





