Salaires
On est encore loin du compte !
De 2,7 % à 11,2 % soit une moyenne de 5,5 % d’augmentation alors qu’E. Macron avait annoncé 10 % d’augmentation pour tous les enseignant·es en janvier 2023… Non le compte n’y est pas.
Malgré les annonces d’une revalorisation historique assénée à maintes reprises, les 1,9 milliards d’euros en année pleine étaient bien insuffisants pour revaloriser les enseignant·es dont la perte de pouvoir d’achat s’élève à plus de 10 % depuis 2017 ! Pour une revalorisation à hauteur de 10 % de tous·tes, sans condition, ce sont au moins 3,6 milliards d’euros qu’il fallait investir dans l’éducation.
La question de la revalorisation indiciaire a été immédiatement écartée par le ministère qui lui préfère, depuis de nombreuses années, l’indemnitaire, dont certaines conséquences sont connues, comme la non-comptabilisation pour les pensions de retraites. Pour cette raison, notamment, le SNEP-FSU revendique prioritairement des mesures indiciaires, prises en compte dans le calcul de la pension de retraite et indexées sur des revalorisations futures de la valeur du point. La réindexation de la valeur du point est une nécessité au regard de l’inflation galopante, pour éviter les pertes de pouvoir d’achat, ainsi que pour endiguer la crise de recrutement. De même, l’augmentation envisagée de l’indemnitaire provoque l’aplatissement de la carrière. Ainsi, de l’échelon 2 à l’échelon 7 en 11 ans de carrière, l’augmentation sera de 195 euros nets par mois, soit environ 35 euros par échelon ! Encore une fois peu attractif…
Dans un premier temps le ministère avait envisagé de ne revaloriser que certains échelons de début de carrière. Pour les organisations syndicales cette proposition n’était pas acceptable. La pression permanente de la FSU a permis que tous les personnels soient concernés par un doublement de l’ISOE, même si cela reste insuffisant.
Grâce à notre bataille syndicale, depuis de nombreuses années, et au rapport de force instauré par les mobilisations contre la réforme des retraites, des mesures de carrière ont été prises. Elles sont intéressantes et sont le fruit de ce que le SNEP a porté avec la FSU (augmentation du ratio hors classe, accès pour tous·tes les PEPS à la classe exceptionnelle à la hors échelle A, transformation du contingentement de la classe exceptionnelle où seuls les départs en retraite venaient libérer des places). Nous continuerons d’œuvrer pour que la carrière se déroule de manière fluide et égalitaire pour tous·tes et pour que chacun·e atteigne l’indice terminal de la classe exceptionnelle sur une carrière complète.





