Contexte
Les services publics et la fonction publique sont des éléments structurants du modèle social français appuyé sur le statut de fonctionnaire au service de missions d’intérêt général. Être fonctionnaire, permet d’être protégé par un statut qui donne des droits et crée des obligations, et rend acteur du service public au service de l’intérêt général.
Par leur orientation néolibérale, les derniers budgets de l’·État présentés à l’Assemblée Nationale, ne cessent d’affaiblir les services publics. Les suppressions d’emplois d’enseignant·es se poursuivent d’année en année et les crédits alloués au ministère chargé des sports, en baisse, ne représentent que 0.2 % du budget de l’État. Nos métiers sont dévalorisés, leur sens dévoyé par le new-management à l’œuvre, et en voie de paupérisation avec une perte de la valeur du point d’indice de 23 % depuis 2000. Ces éléments, avec les dégradations des conditions de travail, sont constitutifs de la « crise d’attractivité » organisée dans l’Éducation.
C’est un véritable changement de cap que nous devons obtenir ainsi qu’une réelle rupture budgétaire qui puisse permettre de revaloriser les personnels, améliorer nos conditions de travail, conforter notre métier d’enseignant·es d’EPS et de personnels techniques et pédagogiques jeunesse et sports, prendre en compte la spécificité d’exercice de l’enseignement des APSA, conduire à une égalité professionnelle sans condition entre les femmes et les hommes, aménager les fins de carrière et imposer l’abrogation de la dernière réforme des retraites.
La loi de transformation de la fonction publique instaurée en 2019 a profondément changé le rapport au statut de fonctionnaire, changeant le rapport à la hiérarchie, à la carrière, mais aussi faisant du recours au contractuel une norme et non plus l’exception. Les orientations de la LTFP ont profondément modifié les collectifs de travail et ont instauré de la défiance vis-à-vis de l’administration.
Il s’agit alors de s’inscrire collectivement dans un projet combatif porteur de sens pour la profession dans lequel s’inscrit la campagne des quatre heures d’EPS. Il est grand temps de gagner collectivement la revalorisation de nos métiers.
Questions mises en débat de manière non exhaustive
- Quelles revendications pour revaloriser nos métiers ?
- La loi de la transformation de la fonction publique a facilité et permis de développer plus encore le recours aux personnels contractuels. Quels enjeux en terme statutaire, de garantie collective de déroulement de carrière, de revalorisation et de missions de services publics recouvrent cette orientation ?
- La spécificité d’exercice du métier d’enseignant d’EPS et de professeur de sport n’est plus à démontrer. L’allongement des carrières relève de dispositions politiques qui font peu de cas des exigences professionnelles en particulier pour les femmes, des formes de pénibilité et de l’usure professionnelle spécifiques liées à l’exercice de nos métiers. Quelles sont alors les perspectives à construire collectivement et les conditions à même de répondre aux exigences de nos métiers tout au long de la carrière (avant et après) ?
- Depuis 30 ans le droit à la retraite est attaqué (âge, cotisations, bonifications, durée d’assurance…) Quelles mesures avancer pour opérationnaliser la revendication d’un âge légal à 60 ans à taux plein ?




