La natation : un enjeu émancipateur

Par Fabrice ALLAIN

À Guidel, les congressistes ont revendiqué des moyens supplémentaires pour l’enseignement de la natation.

Les chiffres des noyades en témoignent chaque année, l’apprentissage de la natation n’est pas satisfaisant. 22 % des parents estiment que leur enfant n’a pas appris à nager dans le cadre scolaire (enquête IFOP, mars 2026) et 86 % souhaitent que l’apprentissage de la natation devienne dès la sixième une priorité nationale.

Par ailleurs, la natation est une activité fortement marquée par les inégalités sociales (INJEP, 2021). L’Ecole, en touchant tous·tes les élèves d’une génération, a un rôle primordial à jouer pour combattre ces inégalités d’accès.

Pour le SNEP-FSU, plusieurs leviers sont à actionner simultanément :

  • La construction et la rénovation de 200 piscines par an, avec 50 % de financement par l’État, comme première étape d’un plan pluriannuel de 5 ans (en France 14,5 % des élèves n’auront jamais accès à l’apprentissage de la natation faute de piscine à proximité, source Gymnase score, SNEP-FSU, 2025),
  • Des moyens fléchés dans les dotations horaires des établissements afin de renforcer l’encadrement des cycles de natation (3 profs pour 2 classes) et permettre à tous les élèves d’apprendre et de progresser,
  • Les programmes d’EPS doivent redonner une place importante à l’apprentissage de la natation, en dépassant le seul horizon du « savoir-nager ».

Le SNEP-FSU appelle la profession à se mobiliser pour faire valoir les besoins et moyens pour développer la natation sur tous les territoires.

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