En pleine déformation continue

Avec une formation initiale sur les APSA à la baisse, nous pourrions espérer une formation continue à la hausse. Mais là aussi, c’est (h)au(sse) secours ! Où en sommes-nous ? Et quelle forme revêt le fond de cette formation ? Le PAF à coup de bourre PIF, risque de devenir un gadget.

À chaque réforme on nous re-forme !

En tête de procession, hier, la formation laïcité avec la confirmation du… ministère. 100 % des personnels de l’Éducation Nationale, désignés pour l’office, sont passés par ce rite. Assister à une formation continue sans contenu, est un sacerdoce ! Mais attention : dire Amen à tout, c’est un atout qui amène à pas grand-chose.

Désormais, les communions entre collègues sont rares, pour passer plus de temps devant les élèves, les formations hybrides battent donc leur plein. Mais nous nous sentons plutôt bridés en fait ! Et même les yeux plissés, hybrider les formations ne nous empêche pas de voir les yeux grands ouverts où ils veulent nous emmener, avec leur webinaire et leur choix binaire : ça ou rien !

Tant qu’on y est, passons donc aux formations les week-ends, soirées et jours fériés ? Alors augmentons le nombre de jours fériés ! Après tout, Pierre Dac avait dit que la fatigue serait vaincue lorsque nous arrêterons de travailler le lendemain des jours fériés. En bref, c’est un jeu de déformation qui prend forme. Le fond, sans la forme, dans tout ça c’est que tout le monde est perdant : les formés, les formants et surtout les élèves !

Qu’il est loin le temps où Castor et Paul Luxé étudiaient et pratiquaient une vingtaine d’APSA en formation initiale et se rencontraient en formation continue selon leurs vrais besoins ciblés ! Et oui, auparavant, on ciblait les besoins, aujourd’hui on a besoin de cibles !

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