par Polo LEMONNIER
Les tenant·es de l’ordre et de la morale de l’extrême droite n’auront pas tardé à livrer le fond de leur pensée face à la mobilisation lycéenne. Exit le fond des revendications qui sont portées pour l’amélioration de leurs conditions d’études et pour leur avenir, l’extrême droite se focalise sur la question des violences. Non pas celles commises par les forces de l’ordre à qui le ministre de l’Intérieur demande de la fermeté – et qui ont entrainé de nombreuses mutilations (œil éborgné, mâchoire cassée, main arrachée…) par l’utilisation d’armes telles que les grenades de désencerclement, avec plus de 5 000 arrestations – mais celles exercées par des jeunes souvent extérieur·es aux établissements.
Au contraire, l’extrême droite appelle à renforcer la répression du mouvement parti de Seine-Saint-Denis. Philippe De Villiers considère les élèves comme des émeutier·ères qu’il convient de réprimer et déclare qu’il est urgent de décréter l’état d’urgence pour donner aux forces de l’ordre plus de liberté et interdire les mobilisations. Marion Maréchal-Le Pen dénonce elle aussi les lycéen·nes comme étant des émeutier·ères qui feraient mieux de retourner en classe pour préparer leur avenir plutôt que d’écouter des enseignant·es d’extrême gauche « qui les entrainent dans le mur ».
L’extrême droite, fidèle à ses valeurs, prône l’ordre et la répression plutôt que l’écoute des aspirations de la jeunesse. Que ferait l’extrême droite si elle arrivait au pouvoir ? Nous connaissons déjà le programme





