La mobilisation du 29 septembre ( suivie à près de 40%) , les dernières journées réussies de mobilisation des 6 et 8 octobre en soutien aux lycéens, engage le SNEP FSU à poursuivre et amplifier les mobilisations, pour peser notamment sur les choix budgétaires.
Les raisons de la colère sont nombreuses, le SNEP FSU revendique des mesures d’urgence :
- dégel du point d’indice équivalent à la perte de pouvoir d’achat depuis 2017 soir plus 20% et une reconstruction des grilles
- annulation des 1588 suppressions de postes prévues au budget 2027 et le recrutement de 1500 professeurs d’EPS par an sur 5 ans
- construction ou rénovation d’installations sportives 200 piscines et 600 gymnases écoresponsables comme première étape
- annulation de la journée de carence et des 10% non couverts en cas d’arrêt maladie
Les enseignant·es et les personnels de la Fonction publique se démènent parfois avec des bouts de chandelle pour faire vivre l’intérêt général et lutter contre les inégalités. Mais jusqu’à quand tiendront ils/elles ? Le service public d’éducation va de plus en plus mal, alors ceux/celles qui ont les moyens choisissent le privé, financé par l’Etat !
Les premier·es lycéen·nes concerné·es qui se sont mobilisé·es sont celles et ceux de l’académie de Créteil, académie particulièrement touchée par le manque de moyens, les difficultés sociales, le bâti vétuste. La répression par la force de ces premiers blocus n’a fait qu’amplifier la colère de l’ensemble de notre jeunesse maltraitée par des années de destruction de service publics et par l’augmentation du tri social. Quel avenir dans cette société de chômage, de précarité, de dérèglement climatique. Il faut un autre budget qui répartit les richesses et renforce les Services Publics pour pouvoir donner des gages à cette jeunesse et de l’espoir.
Le gouvernement improvise des consultations et des temps démocratiques, réponses inappropriées et hors sol qui relèvent du mépris et ne prennent pas la mesure de cette colère sociale, ni celle des élèves, des étudiant·es ni celle des personnels de la Fonction publique et des enseignant·es. Une des premières mesures à prendre est l’annulation des suppressions d’emplois prévues au budget 2027 pour, par exemple, améliorer le remplacement dénoncé par les élèves ou encore la diminution des effectifs par classe. Les enseignant·es subissent depuis des années un déclassement salarial important, malgré leur mobilisation.
Le budget 2027 doit afficher et proposer d’autres priorités que celle du budget militaire, ou des milliards d’aides publiques aux grandes entreprises sans contre parties. Les recettes doivent être revues pour aller vers la justice fiscale, sociale et environnementale. Les 211 milliards d’aides aux grandes entreprises sans contrepartie doivent être remises à plat et les services publics abondés pour plus d’égalité.
Pour toutes ces raisons le SNEP-FSU avec le SNES-FSU et le SNUEP-FSU appellent à une grève massive des personnels de l’éducation le mardi 13 octobre, s’inscrivant dans une dynamique d’amplification du mouvement pour gagner des moyens pour l’école et dans la perspective de l’appel à la grève interprofessionnelle du 5 novembre.





