Une phrase que les organisations syndicales pourraient prononcer, sauf que celle-ci a été formulée par le ministre Edouard Geffray à propos du mouvement lycéen. N’est-ce pas une ultime provocation lorsque 1588 postes d’enseignant·es vont encore être supprimés à la rentrée ? Qui participe réellement à la destruction du service public d’Éducation ? Les lycéen·nes dénoncent leurs conditions d’apprentissage : nombre d’élèves par classe, non remplacements de professeur·es absent·es, emplois du temps impactés par la réforme du lycée Blanquer, accès à l’enseignement supérieur empêché, bâti scolaire vétuste… autant de revendications que les personnels enseignants portent. Le mouvement lycéen parti de l’académie de Créteil s’est étendu dans toute la France et a été rejoint par les étudiant·es. Le gouvernement ne peut s’en prendre qu’à lui-même entre mise en œuvre de politiques de destruction massive des services publics (qui, eux, visent à réduire les inégalités) et répression dans la violence par les forces de l’ordre aux premiers blocus. Le SNEP-FSU est aux côtés des lycéen·nes et partage leurs revendications. En revanche, le SNEP-FSU dénonce fermement les faits de délinquance sur les bâtiments et les personnels qui ont pu être constatés en marge des mobilisations.
« Ceux qui vivent sont ceux qui luttent »
Victor Hugo
Le 29 septembre, les enseignant·es étaient en grève à près de 40 % dans le second degré. L’année qui arrive, avec son lot d’échéances électorales, est une année cruciale pour l’avenir de nos services publics, que le SNEP et la FSU défendent au quotidien en tant que vecteurs d’égalité. Cette jeunesse qui se lève ne peut nous donner qu’espoir en l’avenir, prise de conscience de classe, politisation, tout ce à quoi l’école participe : l’émancipation des jeunes par la culture et les apprentissages. Le gouvernement a dévoilé les grandes lignes de son projet de budget 2027, les mesures vont toutes dans le même sens, la baisse des solidarités : allocations logement, familiales, de rentrée scolaire, retraites, déremboursement des médicaments, suppressions de postes dans l’Éducation, nouveau gel du point d’indice… mais toujours pas de rétablissement de l’impôt sur la fortune, par exemple !
De nouvelles dates de mobilisation se profilent, continuer de convaincre, augmenter le rapport de force pour pousser à un autre budget est essentiel pour l’avenir de la jeunesse et nos conditions de travail, la reconnaissance de nos métiers.
Les services publics sont notre richesse, les questions de solidarités sont essentielles pour que la population puisse vivre dignement et pour que cesse la progression de l’enfermement sur soi et la haine.
Prenons le temps de débattre avec nos élèves, avec nos professions pour rassembler, peser dans le rapport de force sur les orientations budgétaires et faire du 5 novembre une journée interprofessionnelle de grève majoritaire !





