Le nombre de noyades mortelles a une nouvelle fois augmenté cet été de 14 %. Elles concernent de nombreux enfants et adolescent·es. Ces drames sont récurrents et, pourtant, malgré de nombreuses alertes, aucune mesure sérieuse n’est prise.
Dans son discours de rentrée, le ministre a mis en avant les inégalités et la nécessité de rendre accessibles à tous·tes les élèves les différents parcours. Mais, il n’a pas évoqué la question essentielle des inégalités dans l’apprentissage de la natation, néanmoins très marquées socialement, alors que le taux de réussite au test du « savoir-nager » en fin de 6ème est de :
- 71,1 % en REP ;
- 62,6 % en REP+ ;
- 85,7 % hors éducation prioritaire (enquête DGESCO 2025).
En revanche, le SNEP-FSU et le ministère s’accordent sur le constat que le nombre d’élèves qui ne bénéficieront d’aucun enseignement de la natation oscille entre 12 et 14 %. Il est donc plus qu’urgent de s’attaquer à la réduction de ces inégalités pour enrayer le cycle infernal du nombre de noyades.
Alors que l’école est le seul lieu d’apprentissage obligatoire pour toute une classe d’âge, il est urgent d’envisager des mesures permettant à tous·tes les élèves d’accéder au savoir-nager et à la consolidation de ces apprentissages. C’est une question d’égalité, de sécurité et de santé publique.
Au-delà d’un plan de construction et de rénovation des bassins nécessaire, que la fédération des MNS et la FFN revendiquent aussi, il est indispensable de dédier des moyens à cet apprentissage. Les programmes d’EPS doivent impulser cette priorité, et des heures pour permettre le dédoublement des classes doivent être fléchées.





