Des questions locales aux luttes plus générales il n’y a qu’un pas, et au regard du contexte électoral de 2027, mettre le gouvernement sous pression s’avère nécessaire pour que des engagements ainsi que des mesures immédiates soient pris concernant les carrières, les salaires et les conditions de travail.
En convoquant les organisations syndicales, suite au courrier intersyndical, début juillet pour leur annoncer qu’aucune mesure ne serait prise, le ministre de l’Action et des comptes publics a suscité la colère des OS qui de manière unitaire ont quitté la réunion. Ce rendez-vous manqué a confirmé que le gouvernement refusait d’apporter la moindre réponse à l’urgence salariale, préférant poursuivre sa politique de l’offre au service des plus riches et des grandes entreprises. Les agent·es de la Fonction publique tiennent les services publics à bout de bras, souvent remercié·es pour leur engagement en faveur des élèves, des citoyen·nes, elles et ils subissent pourtant depuis des années le gel du point d’indice. En 2026 les agent·es des catégories C et B débutent leur carrière en dessous du SMIC et les élèves fonctionnaires issu·es du nouveau CAPEPS L3 seront elles et eux aussi en dessous du SMIC leur première année. Qui peut encore accepter cette situation ? Dans ce contexte le SNEP-FSU appelle les enseignant·es d’EPS, les professeur·es de sport et les conseiller·ères d’éducation populaire à se mettre majoritairement en grève le 29 septembre, journée de mobilisation intersyndicale pour une revalorisation immédiate des carrières et de la valeur du point d’indice.
Les questions de l’urgence salariale ne sauraient effacer les questions liées aux conditions de travail. Entre suppressions de postes, diminution des moyens, augmentation des effectifs de classe, postes aux concours, imposition d’HSA, accès aux équipements sportifs, le SNEP-FSU continue de se mobiliser pour que les enseignant·es d’EPS bénéficient de conditions de travail décentes et que les élèves aient de bonnes conditions d’apprentissage. Les batailles menées localement permettent certaines avancées. Dans certains établissements des moyens ont été arrachés pour l’apprentissage de la natation par exemple, des classes ont été rouvertes… le SNEP-FSU intervient à tous les échelons du local au ministère pour faire valoir certaines situations et nos revendications. Ces batailles ne peuvent se conduire sans l’appui des mobilisations sur le terrain.
Première étape : remplir l’enquête de rentrée et interpeller localement les chef·fes d’établissements, les DASEN, les recteur·rices.
Deuxième étape : se mettre en grève et participer massivement aux manifestations le 29 septembre.
Troisième étape : se mobiliser, voter et faire voter pour la FSU aux élections professionnelles qui auront lieu du 3 au 10 décembre.
Tous et toutes en action : la rentrée doit être caniculaire pour notre ministère.





